
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
C’est Yves Cochet qui le dit : les Verts vont exploser après les législatives. Cela ferait sens, effectivement. Les Verts français ont toujours été un parti arc-en-ciel, allant du centre à l’extrême-gauche, et que seule l’écologie réussissait à faire tenir ensemble. Depuis des années déjà, les tenants d’une ligne écolo-pure étaient partis avec Waechter. Aujourd’hui, le reste du parti se désagrège peu à peu, au fur et à mesure que la seule chose qui les réunissait pénètre les programmes des principaux partis.
Ainsi, les Verts les plus radicaux sont tentés de suivre José Bové, dont ils avaient d’ailleurs fait leur candidat fétiche au moment des primaires, dans une alliance rouge-verte. Il sera d’ailleurs intéressant de voir si l’extrême-gauche se "verdira" en se constituant en un pôle unifié Bové-Autain-Besancenot, ou bien si ces tendances contiueront à se diviser en multiples chapelles (concernant LO, ce parti sectaire continuera probablement d’exister, mais sans Arlette il risque bien de retourner à des scores aussi confidentiels que ceux du PT). De leur côté, les Verts les plus proches du parti socialiste, ceux qui se définissent dans "le camp de la gauche" et restent les partisans d’une alliance privilégiée avec les socialistes (Voynet, Mamère) pourraient bien finir par être totalement absorbés par ces derniers — soit en fusionnant avec les différents courants du PS dans un grand parti de la gauche comme le souhaite François Hollande ; soit en étant de facto étouffés par un parti socialiste rénové et dominé par une Ségolène Royal n’ayant rien à prouver en matière d’écologie.
Restent les Verts les plus indépendants, ceux qui ressemblent finalement beaucoup aux Verts allemands : plutôt au centre-gauche, ils ne se définissent cependant pas principalement en fonction du clivage droite-gauche, ne se sentent pas liés par une fidélité politique particulière aux socialistes, et sont prêts à gouverner avec la droite s’ils en ont l’opportunité. Résolument écolos, résolument indépendants, ces écologistes n’en ont pas néanmoins une ligne politique propre sur de nombreux autres autres sujets, ce qui les distingue du MEI d’Antoine Waechter. Et l’on constate que sur beaucoup de ces points, leurs convictions sont très proches des positions de l’UDF : décentralisation, fédéralisme européen, économie sociale de marché. Il n’est donc pas étonnant de les retrouver tentés par le Mouvement Démocrate — et parfois déjà adhérents, à l’instar du député européen Jean-Luc Bennahmias qui sait bien, lui, qu’à Strasbourg il a plus de points communs avec Marielle de Sarnez qu’avec Benoît Hamon.
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