
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Petits salaires, conditions de travail difficiles et dangereuses… Les salariés de Cyclocity étaient une nouvelle fois en grève hier pour dénoncer « le vrai visage de Vélib’ ».
Cécile Beaulieu | 15.11.2008, 07h00
Vingt mille vélos en libre service, plus de 200 000 abonnés et un incontestable succès populaire qui a permis à la Ville de Paris d’encaisser 20 millions d’euros de rentrée financière en une année.
Mais derrière Vélib’, lancé en grande pompe au mois de juillet 2007, se cache une réalité moins reluisante : le sort des 300 « petites mains » de la société Cyclocity, chargée pour JCDecaux de la commercialisation et de l’entretien du système de location de vélos en libre-service. Pour la seconde fois en huit jours, les employés étaient en grève hier, réunis sous la bannière de l’intersyndicale Solidaires CGT. Objectif : dénoncer « des salaires de misère » et divers dysfonctionnements.
Petits salaires. Payés entre 900 € et 1 000 € par mois, les salariés de Cyclocity affirment être les parents pauvres du groupe JCDecaux et crient à l’« exploitation ». Depuis plusieurs mois, ils demandent une augmentation de salaire de 300 € net pour tous. « La seule solution pour que nous puissions avoir des conditions de vie décentes », soulignent les représentants de l’intersyndicale. A ce jour, aucune assurance sur ce point ne leur a été donnée.
Insécurité. Les salariés de Cyclocity l’affirment : les camions sur lesquels sont transportés les Vélib’, pour l’approvisionnement des stations, sont dangereux : remorques sans freins, suspensions et feux de recul inexistants. « Un camion chargé à plein tire un poids de 1 t., souligne un salarié. Nous ne pouvons dépasser 20 km/h, sinon les roues patinent ! »
Locaux rudimentaires. Un tiers des dix sites et ateliers Cyclocity de Paris, dévolus à la maintenance et à la réparation des Vélib’, ne serait pas aux normes selon les représentants du personnel. Chauffage défectueux, locaux humides, mal éclairés, parfois dépourvus de sanitaires, vestiaires inadaptés.
Conditions de travail difficiles. Autre doléance des salariés de Cyclocity : l’amélioration des conditions d’exercice de leur métier. Un métier particulièrement pénible, selon les représentants syndicaux : « Les agents chargés de réparer les vélos sur la voie publique, transportent sept heures par jour 25 kg de matériel chambres à air, chaînes de vélo, pompes, pièces de rechange et outils dans des sacs à dos, sur des Vélib’ qui pèsent eux-mêmes 22 kg, quel que soit le temps et en dépit des risques d’accident de la circulation. »