
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Dans le grave contexte né de l’article 4 de la loi attribuant un « rôle positif » à la colonisation, ce n’est évidemment pas au poète antillais Aimé Césaire que le journal dominical de Lagardère, le JDD, a donné la parole. Lot de consolation pour celui qui n’a pu se rendre à la Martinique, la tribune offerte au ministre de l’Intérieur lui permet de pérorer : « On assiste en France [...] à une tendance irrépressible à la repentance systématique. [...] Notre société est menacée d’une funeste inclination au reniement de soi. Finira-t-on, un jour prochain, par s’excuser d’être français ? »
Pour ce Napoléon au petit pied, ce serait se renier que de condamner la colonisation, l’esclavage ou les pleins pouvoirs à Pétain ! C’est beau comme du Finkielkraut, le nouvel élu au panthéon du sarkozysme. Pas trace, bien sûr, dans le JDD, de la pétition unitaire demandant l’abrogation de cette « loi de la honte ». Appel signé par toutes les sensibilités de la gauche y compris par des dirigeants du PS qui, comme le rappelle Le Monde, « avaient voté par inadvertance l’article controversé ». Une simple étourderie, si l’on suit l’explication embarrassée de François Hollande...
Difficile, d’ailleurs, de trouver trace de cette initiative pétitionnaire dans la presse, sinon trois lignes dans Libé, qui nous apprennent (humour involontaire ?) que « Dominique Strauss-Kahn a convaincu [...] Alain Krivine de figurer parmi les signataires » ! Silence total dans Le Parisien.
Même traitement (absence de traitement serait l’expression plus adéquate), la même semaine, sur la relaxe des 49 faucheurs volontaires poursuivis par le groupe « nécroalimentaire » Monsanto. Non pas que ses confrères de la presse dite nationale en fassent des hectares à ce propos. Quatorze lignes dans Le Figaro. Le double dans Le Monde. Seul, Libération traite l’info au-delà de la simple reprise de la dépêche AFP. Il faut chercher sur le Web, (site de la RTBF, la télé belge !) pour y lire que ce jugement est « une victoire sans précédent pour les anti-OGM ». La presse hexagonale pleure la perte de lecteurs. Avec une info soumise aux intérêts privés qui en sont propriétaires, les quotidiens se mettent, eux-mêmes, en « état d’urgence ».
Jean-Robert Velveth