
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Un an après le rejet de la Constitution de l’UE par les Français et les Néerlandais, un sondage témoigne d’une distance des européens à l’égard de l’Europe telle qu’elle se construit.
Cet eurobaromètre, réalisé entre le 20 février et le 24 mars auprès de 24.750 citoyens européens, montre que la seule idée consensuelle pour relancer l’Europe est l’harmonisation de la protection sociale à l’échelle européenne et d’aller vers des niveaux de vie comparables dans tous les pays membres.
Interrogés sur les éléments clés qui pourraient assurer l’avenir de l’Europe, aucune idée ne recueille plus du quart des suffrages des Européens, sauf les deux points précités.
Une Constitution commune n’est considérée comme un élément clé pour l’avenir que par 25% des sondés, soit à peine plus qu’une idée autrement plus difficile à mettre en oeuvre — l’introduction d’une langue commune à tous les Européens (22%).
Les Français et les Néerlandais ne sont toujours pas favorables à l’adoption d’une Constitution, avec respectivement 29% et 32% des sondés favorables à l’idée d’une Constitution européenne.
Les pays d’Europe de l’Est, le Portugal, l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Autriche et la Finlande — les deux pays qui se partagent la présidence de l’UE cette année — sont beaucoup plus négatifs, avec moins de 20% des sondés en faveur d’un traité constitutionnel.
L’euro apparaît légèrement plus moteur, 26% des sondés citant la monnaie unique comme un élément clé pour l’avenir. Mais il est loin d’être populaire, seuls 27% des Européens le classant parmi les "résultats positifs" de l’intégration européenne.
Echaudés par les hausses de prix qui ont accompagné l’introduction de l’euro dans certains secteurs, les citoyens des 12 pays de la zone euro ne lui trouvent aucun mérite en terme de lutte contre l’inflation.
Les Européens sont généralement critiques à l’égard de la politique européenne. C’est dans le domaine de la recherche et de l’innovation, de la promotion de la paix et de la démocratie, de la santé et de l’environnement que l’action européenne est le mieux jugé, avec des notes tout juste passables (entre 5 et 6 sur 10).
Par contre, quand il s’agit de protection des droits sociaux ou de la lutte contre le chômage, la note de l’UE est en-dessous de la moyenne (respectivement 4,7 et 3,8 sur 10).
Dans une étude où les questions ralliant une majorité claire sont rares, c’est la volonté d’harmoniser la protection sociale à l’échelle européenne qui est la plus forte, avec 62% des Européens favorables.
Cette demande de plus de social s’explique en partie par le fait que plus du tiers des Européens (37%) disent avoir du mal à boucler leurs fins de mois.
Globalement, les Européens sont plutôt pessimistes face à l’avenir, pour l’Europe (39% seulement des sondés estiment qu’elle va dans la bonne direction.
Les Français sont de loin les plus pessimistes... Faut dire qu’avec les Sarkozy, Villepin et Chirac...y’a de quoi !
Serait-il possible d’avoir la référence de ce sondage afin de le consulter ?
Merci