
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Humanité
Politique - Article paru le 13 octobre 2008
L’appel de Politis pour une « nouvelle force » politique Gauche . Les signataires de la pétition pour une alternative à gauche ont accouché difficilement, samedi à Gennevilliers, d’une position commune.
Les signataires de l’appel de la revue Politis pour une alternative à gauche ont affirmé, samedi, lors de leurs premières assises, « la nécessité d’une force politique nouvelle intégrant l’ensemble des forces de la gauche de transformation écologique et sociale ». Une position accouchée au terme d’un difficile compromis entre 700 participants environ, selon Politis, réunis à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), qui ont adopté une « déclaration de principes » fondant la poursuite de leur action. Celle-ci se situe dans le prolongement de l’expérience avortée des collectifs antilibéraux, après l’échec de la désignation d’une candidature unitaire à la présidentielle de 2007.pour une gauche digne de ce nom
Composés de militants communistes principalement membres de l’association des « communistes unitaires », de socialistes réunis dans l’association Pour la république sociale (PRS) de Jean-Luc Mélenchon et le courant Utopia, de Verts critiques, de militants du courant Unir à la LCR, de personnalités comme l’ancien ministre communiste Jean-Claude Gayssot, et de militants de divers courants de la gauche antilibérale (ATTAC, M’PEP, MARS, fondation Copernic, ex-soutiens de José Bové, alternatifs, partisans de la décroissance, altermondialistes, etc.), les participants à la réunion de Gennevilliers estiment qu’« il n’est plus temps à gauche de gérer précautionneusement les quelques marges que laisse le système en respectant ses règles fondamentales, mais de reprendre les choses à la racine ». Ils entendent « poursuivre l’action commune pour une gauche digne de ce nom », et ont lancé une adresse au PCF et à la LCR pour des listes unitaires aux européennes.
Mais si le consensus est à peu près total sur le contenu des « six urgences » pour un changement radical de politique énumérées par le document final (urgence économique, sociale, écologique, démocratique, européenne et de paix), il n’en va pas de même pour ce qui est du « rythme » à adopter. L’assemblée a décidé à une très large majorité de mentionner le besoin d’une nouvelle « force politique ». Certains ont cependant plaidé pour engager dès maintenant la création d’une telle force. « Après le saccage de 2006 où des forces politiques ont fait le choix d’aller contre le mouvement, nous allons continuer de leur proposer de rejoindre le cadre unitaire, mais nous devons commencer, sans attendre leur consentement », a lancé Yves Salesse, de la coordination nationale des collectifs unitaires (ex-comités antilibéraux), dans un tonnerre d’applaudissements d’une partie de la salle. Mais les militants d’Unir de la LCR ont opposé un veto, dénonçant les « effets de tribune contre le respect du consensus » et plaidant pour une « force pluraliste » avec « toutes les composantes de la gauche de transformation ». Pour Roger Martelli, des « communistes unitaires », « rien ne serait pire que la précipitation, mais rien ne serait pire non plus que l’enlisement et l’immobilité ». L’option d’en rester à un « pacte permanent » a donc finalement été retenue, pour « respecter le rythme des uns et des autres », qui passe notamment par les congrès respectifs du PS, du PCF, des Verts et de la LCR d’ici le début de 2009. Des « assises pour un vrai changement » seront alors convoquées. D’ici là, la gestion de l’appel, qui compte 15 000 signataires, a été confiée à un bureau d’animation provisoire, pour en décharger Politis à sa demande.
Sébastien Crépel