
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Depuis l’appel du 11 mai sur les candidatures unitaires (http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3 ?id_article=62), et depuis la réunion nationale du 10 septembre, mes doutes et mes interrogations persistent. Je n’arrive pas à trouver d’issue satisfaisante, c’est pourquoi je tente de les formulées ici.
Mais que font les collectifs du 29 mai ?
Quels sont les rapports avec les collectifs de candidatures unitaires ? Comment s’articulent-ils ensemble ?
Comment s’articule aussi la Charte antilibéral et le programme pour une alternative à gauche ?
Avant tout, je pense qu’il y a un problème de méthode voire d’honnêteté qu’il est inquiétant d’occulter concernant la mise sur orbite de l’appel du 11 mai.
1.Il me semble important de voir d’où vient cet appel, qui en sont les rédacteurs (personnes physiques).
2.La moindre des choses auraient été de laisser un peu de temps entre l’appel et les assises nationales des collectifs du 29 mai. Un temps nécessaire aux collectifs pour en prendre connaissance, en discuter, pour éviter de faire un "forcing" mal placé lors de ces assises nationales qui n’avaient pas, je le rappelle, pour objectif d’en parler. Mettre les gens devant le fait accompli... Vieille technique.
Je ne suis pas certain que cette précipitation sous le prétexte de l’urgence soit constructive pour les ambitions que nous affichons.
On prétend faire de la politique autrement. Pourquoi ne pas avoir choisi de mettre cette question de la candidature en débat dans les collectifs du 29 mai avant l’appel du 11 mai ? Pourquoi ne pas les avoir intégré au processus ? Comment veut-on ensuite que l’on n’est pas l’impression que cela vienne d’"en haut" et notamment d’une guerre de pouvoir entre partis, organisations ?
La confusion entre les 2 collectifs (candidatures et 29 mai) portent sur trois points :
1. les personnalités des 2 collectif nationaux sont presque les mêmes (Yves Salesse, Claude Debons, ...)
2. le compte-rendu du 10 septembre des collectifs unitaires parlent d’objectifs dont certains sont exactement les mêmes que ceux qui fondent les collectifs du 29 mai (réactions à l’actualité, débats, meetings au plus près de la population). C’est crucial, comment gérer au quotidien deux structures qui font, feront la même chose ?
3.De plus des questions fondamentales se posent par rapport à la charte et au programme. Où s’arrête l’une, où finit l’autre ? A quoi va servir la charte s’il elle n’a pas d’aboutissement ? Doit-on l’utiliser (seulement) comme un outil de débat pour "décoloniser l’imaginaire", permettre de rendre crédible un discours alternatif ? Et si débat il y a, quelles pourraient être les techniques pour pouvoir modifier ce texte, pour qu’il ne reste pas figé ? Est-ce que ce travail ne fait pas double emploi avec un programme qui s’appuierait sur la charte ?
Confusion alimentée aussi par quelques articles de presse.
Dans l’Humanité du 11 Septembre 2006. p2. Article : "L’espoir aux rendez-vous des antilibéraux" extrait : "Venus de toute la France, les représentants de plus de 450 collectifs locaux pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes créés lors de la foulée de la victoire au référendum sur la constitution européenne étaient conscients de l’importance qui se jouait :(...)"
Exit les collectifs du 29 mai
Out la charte antilibérale fruit d’un long travail
C’est sûr, c’est plus pratique mais malhonnête. Rien n’est dit dans cet article sur les collectifs du 29 mai, comme s’ils n’avaient jamais existés, un mauvais souvenir. On aurait pu s’attendre à ce que la vérité ne soit pas transformée dans l’Humanité, en tout cas, pas sur ce sujet.
Que font les collectifs du 29 mai ?
Les collectifs unitaires ont un agenda. Et nous ?
Ils ont des réunions nationales. Et nous ?
N’y voyez pas un sursaut de jalousie mal placée, je remarque juste qu’il n’y a plus de réunions nationales de prévues depuis le 13 mai pour les collectifs du 29 mai, et qu’il n’y a pas d’objectifs exprimés en date.
Est-ce que la seule fonction des collectifs du 29 mai maintenant est de faire connaître la charte ?
Comme le sujet (2007 en débat) englobe aussi celui de la candidature unitaire, je me permet de poursuivre.
On s’obstine à présenter l’argument de la LCR comme mono maniaque et autiste : le positionnement par rapport au social libéralisme, au PS. Dans un certain sens, et vu les nouveaux textes, c’est effectivement une position qui n’est plus vraiment tenable.
Cependant, faire porter sur à la LCR la responsabilité de la rupture c’est un peu dur à avaler.
Là où je veux en venir, c’est que ce n’est pas le seul argument de divergence. L’autre question qui n’est presque jamais évoquée est celle du positionnement pour le second tour. Quelques remarques que j’ai déjà formulées ici à ce sujet : http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3 ?id_article=202
Quelques articles présentent malgrè tout cet autre aspect, mais il faut vraiment chercher ! :
Journal Du Dimanche, 10 Septembre 2006 : "L’ultragauche à la recherche d’un champion. (...) Histoire de compliquer encore la donne, le médiatique porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot est lui aussi sur les rangs. Il précise toutefois qu’il serait "prêt à se retirer", si un accord est trouvé sur la stratégie des antilibéraux à l’égard du PS. Mais on en est loin. Et le débat reste ardu, au sein de la LCR, sur un désistement ou non au second tour de la présidentielle en faveur du candidat de gauche le mieux placé."
Le Monde, 10 Septembre 2006 : "La gauche antilibérale se donne un calendrier de campagne. (...) La direction de la LCR, qui poussait à rompre tout contact avec le PS et à ne donner aucune consigne pour le second tour, s’est retrouvée isolée."
Le problème ici est une vision électoraliste que nous ne sommes pas obligés d’avoir. La chasse aux électeurs socialistes est une activité qui ne m’intéresse pas, un objectif contradictoire. Pourquoi ne pas faire la chasse aux abstentionnistes ? Et pourquoi remplacer les hommes par des électeurs autant dire par des clients d’un produit politique ?
Cette posture de doute ne prétend pas apporter une idée sur la meilleure stratégie mais participe du débat. Il me semble que l’objectif est de rendre nos collectifs divers, d’éviter le ping-pong angélisme / diabolisation, de penser le pouvoir sous forme citoyenne, des mécanismes pour répondre à l’objection de "débats sans fins" de la démocratie participative, de faire accepter l’idée d’un changement de constitution (ce n’est pas rien !), de joindre la parole aux actes en allant dans les quartiers.
Le programme pour l’alternative à gauche, accessible ici :
http://www.alternativeagauche2007.org/spip.php ?article257/
semble être de plus en plus complet et prometteur, je me demande finalement comment articuler la charte et le programme, je ne comprends pas leur rôle respectif. Je crains que les forces se concentrent uniquement sur l’aspect électoral.
Est-ce que l’existence des collectifs du 29 mai est encore justifié ? Est-ce que leur transformation en collectifs pour des candidatures unitaires est elle aussi justifiée ? Comment gérer des structures aussi similaires dont les membres sont dans plusieurs organisations, associations à la fois ? ...
Anti-libéralement,
jérôme
collectif nord essonne du 29 mai
http://collectifnord91.lautre.net