
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Quinze compagnies de CRS" ont été engagées pour cette action. Soit 1.200 hommes.Au téléphone, depuis son avion, Sarkozy donne les ordres.
A l’irruption des CRS dans la Sorbonne occupée, samedi vers 3H45, les centaines d’étudiants présents ont couru vers la cour pavée et se sont serrés sur les marches de la chapelle funéraire de Richelieu, en criant "résistance pacifique". Après les heures de veille, ponctuées de fausses alertes, l’irruption des forces de l’ordre suscite la colère. "ils arrivent, barricadez les portes", hurlent les occupants, quand les policiers casqués surgissent par l’intérieur du bâtiment, côté rue Saint-Jacques, sur "réquisition" du recteur de l’Académie de Paris.
De nouvelles barricades sont improvisées pour tenter de stopper la charge des policiers qui enfoncent des portes.
L’AFP raconte : "A 3H53, quand les CRS pénètrent dans le hall, juste devant l’amphithéâtre Descartes où avaient lieu les "AG des occupants", c’est la ruée vers la cour pavée. Des échauffourées éclatent : Une centaine de policiers casqués se positionnent d’un côté de la cour, tandis qu’à l’autre bout, quelque 200 étudiants se massent sous la colonnade de la chapelle funéraire. Ils forment des chaînes humaines, eux qui avaient voté, dans l’après-midi, le principe d’une "défense active non violente". "On va vous laisser sortir... Sortez par le 17 Sorbonne", leur ordonne, au porte-voix, un policier, sous les flashs des photographes".
"Police nationale, milice du capital", répondent, poing levé, les étudiants au coude à coude. Très vite, les forces de l’ordre diffusent des gaz lacrymogènes, sortent les matraques, et repoussent les étudiants, en avançant derrière leur bouclier.
Près de la statue de Louis Pasteur, des jeunes gens trébuchent sur la balustrade, une étudiante manque de se faire piétiner. Dix minutes après l’arrivée des CRS, la grande majorité des occupants a déjà été poussés vers la sortie. Un étudiant reste couché, sans bouger, près des marches. Les pompiers arriveront à 4H15 pour le soigner".
On apprendra plus tard que c’est Sarkozy qui, depuis son avion en retour de la Martinique, a donné l’ordre de l’assaut. On connait encore mieux sa conception de "la rupture" !