
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
La question est plus que jamais posée, alors que le président de la République, renouant avec la tradition gaullienne de la conférence de presse de début d’année, tentera ce matin de se redonner quelque souffle politique. Depuis son élection, les formations de gauche peinent à exister. Davantage centrées sur leurs luttes intestines que sur la production d’un discours audible et d’une alternative crédible, elles n’ont jusqu’ici guère réussi à hausser le ton. Militants et sympathisants s’interrogent : lequel parmi leurs dirigeants sera capable de s’opposer et de s’imposer ? Alors que s’effrite la cote présidentielle, en particulier sur le dossier du pouvoir d’achat (Libération d’hier) et que le moment de l’opposition semble venu, notre sondage LH2 (voir ci-dessous) le montre : la compétition reste ouverte.
Crédibilité présidentielle. A l’aube d’une année décisive, entre campagne municipale et congrès socialiste, le match est loin d’être plié. Même si Ségolène Royal se maintient comme le « meilleur leader » pour 30 % des sympathisants PS. L’ex-candidate à la présidentielle, qui atteignait les 35 % en juin, a certes payé ses hésitations quant à sa stratégie. Mais après avoir fléchi à 25 % en septembre, elle sort plutôt renforcée du pas supplémentaire effectué jeudi vers une candidature au premier secrétariat. Pas totalement dominante, cependant : son ex-rival des primaires, Dominique Strauss-Kahn, quoique fort éloigné de la rue de Solferino, pointe à 24 %. Et, parmi l’ensemble des sondés, caracole même en tête avec 29 %, loin devant Ségolène Royal (20 %).
Le combat décisif ne se jouera donc peut-être pas entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Le maire de Paris occupe toujours la troisième position à gauche, et sa cote ne cesse de progresser : de 6 % à 17 % en six mois chez les sympathisants socialistes. Il demeure également compétitif dans son duel annoncé avec la présidente de Poitou-Charentes. Si les sympathisants de gauche jugent l’ex-candidate nettement « plus déterminée » (68 % contre 24 %), « plus attentive aux questions sociales » (59 % contre 31 %) et « plus rassembleuse » (53 % contre 38 %), elle semble n’avoir toujours pas comblé ses carences en crédibilité présidentielle : Bertrand Delanoë serait le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy aux yeux de 49 % des sympathisants PS (contre 45 %). Et le meilleur président de la République (43 % contre 38 %) pour l’ensemble des sondés. Reste que le maire de la capitale, engagé dans sa campagne parisienne, demeure à quelques encablures de ses deux camarades du PS. Et qu’il est, excepté chez les sympathisants socialistes, talonné par un Olivier Besancenot en embuscade.
Lassitude. L’ex-candidat de la LCR à la présidentielle, dont la cote atteint 10 % chez les sondés de toutes tendances, n’est qu’à trois points du maire de Paris. Il le dépasse même chez les sympathisants de gauche (15 % contre 14 %). Dans un contexte d’atonie du PS, le leader trotskiste, porté par la grogne sociale, s’installe comme l’une des principale figures de l’opposition à Nicolas Sarkozy (lire page 4). Pas sûr, pourtant, que cette popularité suffise à assurer le succès du nouveau parti anticapitaliste que la Ligue doit lancer lors de son congrès, fin janvier.
Hormis ces quatre figures, aucune personnalité, à gauche, ne surnage. Et, à l’exception d’Arnaud Montebourg, ne dépasse les 3 % : ni Laurent Fabius, ni François Hollande, ni Marie-George Buffet, ni Dominique Voynet. Mais les questions de personnes, qui lassent de plus en plus les militants, ne sont pas tout. Sur celle des alliances, qui n’a pas fini d’agiter le PS, les sympathisants de gauche prônent une maison socialiste plus ouverte : 61 % se prononcent pour une ouverture « à toutes les sensibilités de la gauche et du centre », 12 % « principalement au centre » et 21 % « principalement à la gauche anti-libérale ». Quant au modèle des primaires à l’italienne, 60 % des sympathisants de gauche estiment que le prochain candidat du PS devrait être choisi « par tous les électeurs qui le souhaitent », adhérents à une organisation politique ou non.
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