
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Villepin est "hors du temps et du réel", Jean-Claude Mailly (FO) Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, a jugé Dominique de Villepin "hors du temps et du réel" sur le CPE. "Face à la crise, qu’il ne contribue pas à apaiser, le premier ministre a rejustifié le CPE, alors que rien n’est possible sans qu’un coup de grâce soit effectivement et très rapidement porté au CPE", affirme le leader de FO.
Pour JC Mailly, "évoquer aujourd’hui la flexibilité relève de la provocation et constitue de fait un refus de reconnaître ses responsabilités dans la crise qui, dans 10 jours, atteindra son troisième mois". "Le CPE n’est pas amendable, il doit disparaître".
"Pas de discussions possibles" sans abroger le CPE, Gérard Aschieri (FSU) Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, affirme que le premier ministre devrait comprendre qu’il n’y aurait pas de "discussions possibles" avant une abrogation du CPE, jugeant les pistes proposées par Dominique de Villepin "intéressantes mais trop limitatives".
"Il faut bien que le premier ministre comprenne que les discussions ne seront possibles qu’a partir du retrait du CPE : si, comme on nous le dit, il n’y a plus de tabou, d’a priori, alors il faut très vite que la loi abroge le contrat première embauche. Sans cela rien n’est envisageable."
"Je pense que l’approche est trop pauvre d’envisager le seul rapport emploi-université, même si c’est une question", ajoute M. Aschieri. Selon lui, il faut "traiter plus globalement la question de la formation des jeunes, de la réussite des jeunes, par exemple dans les premières années de l’enseignement supérieur, de leurs moyens matériels d’existence, de la pauvreté qui les touche, des questions sociales qui les concernent".
"Pour ouvrir des débats, Villepin doit retirer le CPE", Alain Olive (UNSA)" Le secrétaire général de l’UNSA, Alain Olive, estime que "les débats" que Dominique de Villepin a appelé de ses vœux avec les partenaires sociaux ne pourraient avoir lieu "que si le CPE est retiré".
"Plutôt que d’exprimer des regrets, je préférerais que le premier ministre tire des leçons", et décide notamment "de revoir tout notre système de négociation collective", déclare M. Olive. "Si la philosophie (du premier ministre) consiste à dire : on supprime des garanties autour du contrat pour améliorer l’emploi et si c’est uniquement ça, comme c’est le cas du CPE, nous ne sommes pas d’accord", prévient-il.
Le président de l’Unef Bruno Julliard a appelé jeudi à "la poursuite de la mobilisation" et à "une intensification des actions" contre le CPE, en sortant de sa rencontre avec des parlementaires UMP au Sénat. "On appelle à la poursuite de la mobilisation et à une intensification des actions dans les universités", a déclaré M. Julliard.
Il sortait d’une rencontre au Sénat avec la délégation de parlementaires UMP conduite par les présidents des groupes UMP à l’Assemblée, Bernard Accoyer, et au Sénat, Josselin de Rohan, en présence des ministres Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale) et Gérard Larcher (Emploi).
"Nous avons été écoutés mais ils n’ont montré aucun signe visant à accepter d’engager une procédure d’abrogation du CPE", a ajouté Bruno Julliard qui n’a noté "aucune inflexion" de la part de ses interlocuteurs au sujet du contrat première embauche.
A la suite de Bruno Julliard, le président du syndicat lycéen UNL, Karl Stoeckel, devait être reçu par la délégation UMP.