
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Les comités se penchent sur le "NPA" NOUVELOBS.COM | 28.06.2008 | 14:13
Olivier Besancenot fait un nouveau pas, ce week-end en région parisienne, vers la création d’un "nouveau parti anticapitaliste" (NPA), avec l’ouverture de la première réunion nationale sur le future parti. Le porte-parole de la LCR et ses partisans sont rassemblés, samedi 28 et dimanche 29 juin, pour préparer une refonte de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) à travers le futur NPA pour constituer une nouvelle force "face à une gauche en état de sinistrose".
Janvier 2009
Quelque 800 délégués - militants de la LCR et non encartés - sont réunis samedi à la Plaine-Saint-Denis (Seine Saint-Denis) pour une première rencontre nationale des 300 comités qui se sont constitués depuis plusieurs mois, sous la houlette de la Ligue, pour fonder ce nouveau parti en janvier 2009. La réunion devrait se poursuivre encore dimanche. "La construction d’une force de transformation de la société nécessite du temps, pour rassembler des hommes et des femmes de toutes origines et toutes cultures" mais, en même temps, "il y a urgence que face à une gauche en état de sinistrose une nouvelle force soit constituée", a affirmé en ouverture Pierre François Grond, membre de la direction de la Ligue. "La ligne de clivage fondamentale" à gauche passe, selon lui, entre "s’adapter ou résister", "contester ou gérer". "Nous n’avons de leçon à recevoir de personne pour ce qui est de la résistance à Nicolas Sarkozy," a-t-il lancé, alors que des voix, notamment au PS, accusent la LCR d’être instrumentalisée par le pouvoir pour fractionner la gauche. "Le processus" de création du nouveau parti, "ne se réduit pas à une personnalité, Olivier Besancenot, si talentueux soit-il", lance Rosie, venue des Bouches-du-Rhône. Et d’assurer que la critique selon laquelle le nouveau parti sera "une LCR bis (...) est désormais derrière nous".
En haut des sondages
Le gros des troupes vient de la région parisienne (le quart), des Bouches-du-Rhône, de Bretagne, de Haute-Garonne. C’est fort du score honorable d’Olivier Besancenot à la présidentielle de 2007 (4,08%) et de sa popularité grandissante- il caracole en haut des sondages, derrière Bertrand Delanoë et François Bayrou (BVA) - que la LCR a décidé de lancer une nouvelle organisation qu’elle espère voir occuper un espace plus large que le carré d’extrême-gauche. "Nous, on veut construire un nouvel outil politique pour qu’il y ait un nouvel espoir politique qui naisse à gauche". Ce parti sera "le prolongement politique des résistances sociales", affirme le jeune postier en réponse à ceux qui voient dans son rejet de la gauche de gouvernement et son activisme la marque d’un "super délégué syndical" sans finalité politique.
"Contre la droite"
Ce nouveau parti "est un outil politique indépendant de la direction du PS" mais "se bat contre la droite", ajoute Olivier Besancenot, se défendant contre l’accusation du PS qui voit en lui un "instrument" de la droite pour fractionner la gauche. "On ne se trompe pas de cible, ni d’adversaire". "Ceux qui à gauche aident le plus la droite c’est, a priori, ceux qui ne s’y opposent pas", ironise-t-il, alors que le PS a constitué un groupe de travail pour contrer son ascension. Des reproches lui sont aussi adressés par les antilibéraux qui voient dans son initiative un obstacle au rassemblement de la gauche radicale et dans son nouveau parti un ersatz de la LCR. "On continuera de discuter" avec d’autres formations" comme "Lutte ouvrière, Alernative libertaire, et le PCF, pourquoi pas, à la rentrée", assure Olivier Besancenot. "Mais on ne veut pas attendre leur accord pour commencer à faire", argue le jeune postier qui a préféré s’adresser aux anonymes de la base.
"Transfert" des pouvoirs
Le but de la rencontre ce week-end est de permettre un "transfert" des pouvoirs entre la LCR et cette base regroupée dans les comités. "Un collectif d’animation" d’une cinquantaine de personnes (composé à majorité de non membres LCR) sera mis en place pour préparer le Congrès de fondation du nouveau parti. Une nouvelle coordination est prévue fin octobre ou début novembre pour adopter les statuts et le programme. "Le transfert définitif sera en janvier 2009 lorsque la LCR va se dissoudre et le nouveau parti proclamé", résume Pierre-François Grond. Un des sujets les plus médiatiques est le nom de la nouvelle organisation : une Commission sera chargée ce week-end de définir le processus du choix du nom mais "pour nous, ce n’est pas une question importante", assure Olivier Besancenot. (avec AFP)