
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
L’affaire d’évasion fiscale vers le Liechtenstein a pris une nouvelle ampleur ce mercredi. Après que la justice allemande ait annoncé mardi détenir une liste avérée de 160 noms, les têtes commencent à tomber comme celle de Klaus Zumwinkel, le patron de la Deutsche Post qui a démissionné. Après la Grande-Bretagne, l’affaire s’étend désormais à plus de 10 pays. Eric Woerth pour la France a déclaré qu’il détenait également une liste de noms. La justice allemande a indiqué que déjà près de 30 millions d’euros ont été récupérés auprès d’une centaine de fraudeurs allemands qui ont reconnu les faits et de 72 personnes qui se sont dénoncées elles-mêmes. Depuis mardi, après la banque LGT Groupe, une nouvelle banque est visée par les investigations. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung porte les soupçons sur une filiale de la banque suisse Vontobel. Celle-ci a vivement démenti précisant qu’aucune donnée confidentielle concernant ses clients n’a été volée ou divulguée de manière frauduleuse.
Les services secrets allemands ont déboursé plus de 4 millions d’euros afin d’obtenir les informations sur une liste de compte à un employé de la banque LGT Groupe, inconnu de la presse. En vertu d’accords de coopération entre les pays membres de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques), Berlin a annoncé qu’elle partagerait ses informations avec les administrations fiscales d’autres pays. Actuellement, ses informations sont étudiées dans 10 pays dont la France et la Grande-Bretagne, mais également l’Italie, l’Espagne, la Suède, le Canada, les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle Zélande. Eric Woerth, ministre du budget, a annoncé mardi avoir « récupéré une liste de personnes ». Le ministère a précisé ce mercredi matin que la France détenait une liste de 200 noms qui a été transmise par les autorités britanniques. Cela s’ajoute à la révélation d’une liste d’une centaine de britanniques qui auraient dissimulés près 133 millions d’euros au Liechtenstein. LGT Group a déclaré que ce sont près de 1 400 de ses clients qui pourraient être concernés.
Cette affaire fait l’effet d’une bombe. Dans un contexte européen d’inflation et de blocus par la Banque centrale européenne sur les salaires, les grandes fortunes prennent l’air au Liechtenstein. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, ces mêmes grandes fortunes ont déjà perçu de nombreux cadeaux avec le fameux paquet fiscal qui comporte notamment d’importants abattements de l’Impôt de solidarité sur les grandes fortunes (ISF).