
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
NOUVELOBS.COM | 18.04.2008 | 08:41
Une manifestation est prévue à 18h30 à Paris, à l’appel notamment de la CGT, de la Cimade et de la LDH. Près de 300 travailleurs sans-papiers, soutenus par la CGT et le patronat de l’hôtellerie-restauration, sont en grève depuis mardi pour réclamer leur régularisation.
Dans le cadre de la grève de près de 300 travailleurs sans-papiers en Île-de-France, la CGT, la Cimade, la LDH, REST et la Fédération de l’entraide protestante appellent, vendredi 18 avril à partir de 18h30, à former un "cercle du silence" contre le traitement "inhumain et dégradant" fait aux familles et aux travailleurs migrants en situation irrégulière, place du Palais Royal, à Paris (Ier). La CGT, à l’origine de cette première grève de salariés sans-papiers, et le patronat de l’hôtellerie-restauration ont interpellé le gouvernement pour une régularisation de ces travailleurs déclarés, jeudi, sans obtenir de réponse. Le rendez-vous prévu jeudi au cabinet du Premier ministre François Fillon avec le Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs), qui demande la régularisation des salariés sans-papiers du secteur, a été annulé par Matignon, sans explication. Aucune nouvelle date de rendez-vous n’a été fixée.
Patrons pour la régularisation
Didier Chenet, président du Synhorcat, avait souligné mercredi que "face à la multiplication des actions des travailleurs étrangers sans-papiers employés dans des entreprises, dont certaines relèvent de la restauration, le Synhorcat est déterminé à s’engager aux côtés de ses adhérents pour obtenir la régularisation des travailleurs étrangers". Une autre organisation patronale, l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), qui revendique 80.000 adhérents, s’est également prononcée jeudi en faveur de la régularisation des salariés sans-papiers embauchés avant juillet 2007 et déclarés par leur employeur. Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a de son côté estimé jeudi que les arrêts de travail des sans-papiers, observés depuis mardi dans une vingtaine d’entreprises franciliennes de plusieurs secteurs d’activité, mettaient en lumière "une forme d’esclavage d’aujourd’hui".
"Situation d’hypocrisie"
"Ce n’est pas admissible que dans un pays comme le nôtre, on ferme les yeux, qu’on s’installe dans cette espèce de situation d’hypocrisie, où des entreprises et pas des moindres, ont une part importante de leur main d’œuvre en situation irrégulière", a-t-il déclaré sur France Inter. Il a fustigé les employeurs "qui ont carrément exploité cette situation", mais salué "ceux qui aujourd’hui prennent conscience qu’elle ne peut perdurer". La CGT demande l’ouverture de négociations avec le ministère du Travail sur l’application par les préfets d’une circulaire parue en janvier qui autorise des régularisations à la demande des employeurs dans les secteurs "en tension", qui connaissent des difficultés de recrutement.