
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Les "interventions" - plus ou moins ouvertes - de Nicolas Sarkozy dans les médias sont nombreuses. Ses liens amicaux avec de nombreux patrons de presse (Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Serge Dassault, Vincent Bolloré, Bernard Arnault), dont certains dirigent des entreprises dont une partie des commandes dépend de l’Etat, facilitent les "petits arrangements" entre amis.
Ainsi, à peine élu à la présidence de la République, il sollicite son ami Martin Bouygues pour l’embauche de Laurent Solly, son ancien chef de cabinet et directeur adjoint de campagne, à la direction stratégique de TF1. En 2006, c’est M. Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, qui annonce en avant-première l’arrivée d’Harry Roselmack sur TF1, premier journaliste noir à venir présenter le "20 heures" en suppléant de PPDA.
A l’Elysée, c’est toujours M. Sarkozy qui apprend aux journalistes des Echos que son ami Bernard Arnault va nommer Nicolas Beytout à la direction du quotidien économique. Sûr de lui, et malgré les réticences de son entourage, M. Sarkozy ne s’oppose pas à la nomination de Christine Ockrent, la femme de Bernard Kouchner, son ministre des affaires étrangères, à la direction générale de France Monde, la chaîne d’informations internationales.
Et, lorsqu’il n’intervient pas directement, on peut le consulter. Avant l’élection présidentielle, Jean-Pierre Elkabbach, le patron d’Europe 1, lui avait demandé conseil sur le journaliste politique qui allait le suivre pendant la campagne électorale.
S’il n’a jamais caché ses amitiés avec les patrons de presse, M. Sarkozy est trop prudent et trop politique pour condamner publiquement un journaliste qui lui déplaît. Ainsi, Alain Genestar, ancien directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Paris Match (groupe Lagardère), revient dans un livre intitulé Expulsion (éd. Grasset, 147 pages, 10 euros) sur son licenciement du magazine en 2006 et accuse, une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy d’en être à l’origine.
Le journaliste raconte que la couverture de Paris Match du 25 août 2005 montrant Cécilia Sarkozy et le publicitaire Richard Attias consultant les plans d’un appartement à New York aurait fortement mécontenté M. Sarkozy. Lors d’une conversation téléphonique avec M. Genestar, qui souhaitait le prévenir de la publication de cette couverture, le ministre de l’intérieur de l’époque ne décolère pas.
"De ma vie, je n’ai eu un entretien téléphonique de ce genre. (...) Il ne s’agissait pas d’une engueulade, mais d’une menace glaçante sur mon avenir", écrit le journaliste.
L’éviction de PPDA est dans la suite logique de cet interventionnisme qui fleure bon les année 60 lorsque le pouvoir en place dictait les sujets à la rédaction de feue l’ORTF...
Article issu pour partie de celui du Monde du jour.