
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
REACTION !!
Le 14 juin 2005, Guy Bono (PS), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Jean-Luc Benhamias (verts) députés européens (ils ne sont pas les seuls bien sûr)du secteur Grand Sud Est, ont voté au Parlement Européen :
POUR « une résolution exigeant que la France remette la constitution européenne telle quelle sur les rails de la ratification dés 2007 »
CONTRE un amendement qui rappelle « que le traité établissant une constitution pour l’Europe signé à Rome le 29 octobre 2004 ne peut-être appliqué sans ratification à l’unanimité »
CONTRE l’expression solennelle du « respect pour le choix démocratique de la France et des Pays Bas d’avoir voté « non » respectivement à 54,9 % et 61,6 %.
Ce rejet méprisant le vote des françaises et des français et le suffrage universel, passé presque inaperçu ne laisse rien augurer de bon pour les citoyennes et les citoyens si d’aventure ces députés soutenus par leur parti étaient renouvelés dans leur fonction.
Ceci illustre le double discours qu’ont les partis. Si certains pensent que le vote du 29 mai 2005 fût une « erreur de fonctionnement », qu’ils viennent « expliciter » pourquoi !
Il n’y a à ce jour que quatre pays ou les peuples se sont exprimés : le Luxembourg, l’Espagne (qui n’a pas voté sur la partie 3), la France et les Pays Bas. Pour les autres se sont les parlements qui se sont prononcés.
Nos hommes et femmes politiques de gauche, mais le sont-ils encore oublient trop souvent qu’en France, par la constitution, c’est le peuple qui est souverain, pas les députés, les ministres ou le Président qui n’ont eux qu’une éventuelle délégation de la volonté populaire.
Les votes des français et des hollandais furent des votes de défenses des libertés des populations à n’être pas soumis aux arbitraires d’états et aux arbitraires de la finance.
En période révolutionnaire, on a décapité pour moins que cela. Ce sont aussi ces comportements qui décrédibilisent le politique et font monter la violence réprobatrice, ce ne sont pas que les invectives de l’extrême droite.
En tant que citoyen respectueux du sens commun et du bien public, responsable de mes actes et de mes paroles, je suis curieux de connaître ce qu’en penserons d’une part les élus politiques qui compose « l’alternative unitaire », les militants et citoyens qui ont fait émerger les collectifs du 29 mai et les responsables des partis qui composent pour l’avenir des générations futures ?
Nous ne pouvons pas oublier que le vote du 29 mai 2005 fût le déclencheur et est un symbole fort pour les populations qui veulent sortir de la désespérance. Nous ne pouvons le laisser dénié et banalisé par des aventuriers et des mercenaires de la politique.
Bruno Malvezin (militant des Alternatifs)