
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
LEMONDE.FR avec AFP | 16.10.08 | 11h34
Sept personnes impliquées dans l’affaire d’espionnage visant Olivier Besancenot ont été déférées au parquet de Paris jeudi matin 16 octobre. Ce dernier devrait ouvrir une information judiciaire, dont les termes n’ont pas encore été précisés. Un juge d’instruction sera désigné.
Parmi les sept personnes déférées figure Antoine di Zazzo, le directeur de Taser France, en garde à vue depuis deux jours. Le parquet devrait requérir le placement sous contrôle judiciaire de ces sept personnes, parmi lesquelles figurent également policiers, anciens policiers et membres de l’agence de détectives Dussaucy.
NOËL MAMÈRE DÉFENDRA OLIVIER BESANCENOT
Des perquisitions menées cette semaine au siège de SMP Technologies, la société qui diffuse le pistolet électrique Taser en France et chez Dussaucy, ont permis aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs éléments qui semblent montrer un lien entre les deux sociétés. Le rapport d’espionnage du porte-parole de la LCR a ainsi été saisi chez SMP Technologies. Deux virements de SMP Technologies vers le cabinet Dussaucy ont également été identifiés.
Jeudi, on apprenait également que le député-maire Vert de Bègles Noël Mamère, avocat depuis mai 2008, assurerait la défense de M. Besancenot, lors de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris, où il est poursuivi pour diffamation par Taser. M. Mamère assurera la défense de M. Besancenot au côté de Me Antoine Comte.
Pour revenir sur "l’affaire", lire ci-dessous :
"ATTEINTE A LA VIE PRIVEE" NOUVELOBS.COM | 14.10.2008 | 12:37 Parmi les dix personnes interpellées, figurent également plusieurs policiers, un douanier, un cadre bancaire et un membre du cabinet parisien de détective privé. La vie du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, qui a porté plainte, aurait été épiée et mise en fiche entre octobre 2007 et mai 2008 par une officine privée.
Neuf personnes ont été interpellées, mardi matin 14 octobre, dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite d’une plainte du porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, qui aurait été "espionné" par une officine privée, a-t-on appris de sources proches du dossier. Parmi les personnes interpellées et gardées à vue, figure le P-DG de Taser France, Antoine Di Zazzo. Directeur (BIEN directeur) de la société SMP Technologies, qui distribue en France le pistolet à impulsion électrique Taser, Antoine Di Zazzo est l’une des dix personnes interpellées mardi matin dans le cadre d’une enquête ouverte en mai à la suite d’une plainte d’Olivier Besancenot pour "atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel". Selon une source proche du dossier, un "lien comptable" a été découvert entre le cabinet Dussaucy et SMP Technologies. SMP Technologies a de son côté attaqué en diffamation Olivier Besancenot, qui avait affirmé que le Taser avait causé la mort de 150 personnes aux Etats-Unis. Le procès doit se tenir le 20 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris.
Neuf interpellations
Six personnes ont été interpellées par les policiers de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et trois personnes par ceux de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) chargés de l’enquête, ont ajouté ces sources sans plus de précision. Parmi les gardés à vue figurent également plusieurs policiers, un douanier, un cadre bancaire et un membre du cabinet parisien de détective privé Dussaucy. Le parquet de Paris avait ouvert début mai une enquête préliminaire à la suite d’une plainte contre X d’Olivier Besancenot pour "atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel".
"Scandaleux" et "révoltant"
Joint par l’AFP après l’annonce des interpellations, Olivier Besancenot a dénoncé des "méthodes de barbouzes". "D’abord, il s’agit de méthodes de barbouzes et les barbouzards doivent rendre des comptes devant la justice", a-t-il déclaré. "C’est scandaleux, c’est révoltant. C’est d’abord des méthodes de barbouzards. On a l’impression d’être dans un mauvais film", a-t-il expliqué. Le porte-parole de la LCR a rappelé qu’il été cité à comparaître lundi au Palais de Justice de Paris, car le "même patron me traîne devant les tribunaux pour diffamation, me réclamant 50.000 euros pour simplement avoir fait état du rapport d’Amnesty International" sur la dangerosité présumée du Taser. "A l’heure où tout le monde a l’air de réclamer un moratoire sur l’utilisation du pistolet Taser plutôt que de le généraliser plus que jamais, cela remet au goût du jour cette mobilisation-là", a-t-il assuré.
"Rapport de surveillance"
Entre octobre 2007 et janvier 2008, la vie du porte-parole de la Ligue "a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée", affirmait ainsi l’Express qui avait révélé l’affaire en mai dernier, assurant avoir eu connaissance d’un "rapport de surveillance" rédigé par cette officine, dont le nom n’est pas cité. Il faisait notamment état d’une "note confidentielle du 25 octobre (qui) résume les premières investigations" sur Olivier Besancenot mais aussi sa compagne. Cette note allait jusqu’à mentionner "l’emplacement exact de l’appartement, dont la fiche cadastrale est annexée", du dirigeant trotskiste. Il mentionnait également un document recensant les détails des comptes bancaires d’Olivier Besancenot et de sa compagne ainsi que des informations sur son véhicule qui pouvaient avoir été obtenues "grâce au fichier administratif des cartes grises".