
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
« Darcos, t’es tombé sur un os », tel est le slogan des élèves du Lycée Jean Macé à Vitry-sur-Seine, exemple, parmi d’autres, d’une mobilisation qui s’étend contre les suppressions de postes.
Blocages, prises de parole, AG et marches dans la ville : depuis le 14 février dernier, professeurs et élèves du Lycée Jean Macé de Vitry-Sur-Seine sont mobilisés sans relâche pour la sauvegarde des postes d’enseignants et de personnels administratifs. Très rapidement, ce mouvement de protestation a gagné les sept autres établissements de la ville.
Cette bataille est à l’image d’un mouvement de contestation qui touche toute l’Ile-de-France. Dans les Yvelines à Mantes-la-Ville, Mantes-la-Jolie et Limay, des professeurs et des parents d’élèves qui protestent contre la diminution des moyens, devaient occuper sept lycées et collèges durant la nuit de mardi à mercredi, a annoncé mardi la FSU.
En Seine-et-Marne, huit lycées sur 55 ont été bloqués mardi. La mobilisation, qui avait commencé en Seine-et-Marne la semaine précédant les vacances de février, a repris à la rentrée, le 10 mars. « La mobilisation ne décline pas, elle change de secteur », commente-t-on de source policière.
De nombreux lycéens de Seine-et-Marne ont participé au rassemblement qui avait lieu devant le rectorat de Créteil qui a réuni quelque 600 personnes, selon une source policière.
Des lycéens de Bussy-Saint-Georges (Val-de-Marne), après avoir voté le blocage de leur lycée, ont tenté de paralyser l’autoroute, puis les voies du RER A à Bussy-Saint-Georges, mais ils en ont été empêchés par les forces de l’ordre. Ils ont finalement fait un sit-in devant la gare.
En Seine-Saint-Denis, la grogne touche des établissements comme le lycée Delacroix de Drancy ou des lycées de Bobigny (Louise-Michel, Alfred-Costes, André-Sabatier). Les échanges quotidiens et parfois peu organisés entre lycéens de Bobigny et de drancy ont donné lieu à quelques dérapages violents.
Selon le rectorat de l’Académie de Créteil, 858 postes (plein temps ou mi-temps) seront supprimés au total.
« Des ajustements ont été faits pour une cinquantaine de postes. 900 suppressions de postes étaient évoquées après la première dotation », a précisé Jean-Michel Blanquer, le recteur de l’académie de Créteil.
« Ce n’est pas un recul, c’est un processus normal après discussion froide, précise, sur des faits réels, avec les chefs d’établissement et non pas en fonction de celui qui criera le plus fort », a-t-il poursuivi.
Le recteur de Créteil argumente sur la meilleure allocation de moyens que permettent ces suppression de postes : l’allègement des effectifs dans le secondaire se traduisant par « 101 créations nettes » dans le primaire.
Des arguments peu audibles dans les lycées et collèges visés par les réductions de postes.
Stéphanie Thomas
leparisien.com , mardi 25 mars 2008, 19h23