
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
La LCR d’Olivier Besancenot a jeté les bases, vendredi, au deuxième jour de son 17e Congrès, du nouveau parti anticapitaliste qu’elle entend construire, espérant occuper l’espace de la gauche radicale sans alliance avec d’autres forces.
« Ce congrès est historique, pas pour la grande Histoire, mais pour notre histoire », a lancé Olivier Besancenot à la tribune de ce congrès à la Plaine-Saint-Denis.
Pour construire ce nouveau parti, censé devenir « incontournable dans la lutte des classes », il propose de « gagner des milliers de militants » d’autres courants de gauche, beaucoup d’anonymes « qui n’ont aucune filiation », mais sans appeler au sommet d’autres formations de gauche.
« C’est une des décisions les plus importantes que notre courant a pu prendre depuis qu’il existe », a renchéri Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire il y a 40 ans, dans la foulée de mai 68.
Le leader historique n’a pas d’état d’âme devant la disparition projetée de sa formation : « à la différence des sectes, le parti, pour nous, est un outil qu’on adapte au but ».
Al’inverse des pays européens, notamment l’Allemagne, où la gauche de la gauche s’est recomposée dans le cadre d’alliances, la LCR se lance sans autres partenaires, et « c’est un handicap », on « peut le regretter », reconnaît Krivine. « Mais nous avons tout tenté depuis longtemps, j’ai participé à toutes les tentatives unitaires possibles et imaginables et a n’a pas marché ». « Cette fois on part, il y a une attente », dit-il.
« Jamais la situation n’a été aussi favorable pour lancer un grand parti anticapitaliste », dit-il, se référant à la « radicalité » des luttes.
Mais c’est aussi la popularité d’Olivier Besancenot - 1,5 million de voix à la présidentielle et une ascension dans les sondages - qui justifie la nouvelle stratégie : « la campagne d’Olivier a permis le dialogue avec des millions de gens », rappelle François Sabado, de la direction sortante. vv « Mais il ne faudrait pas qu’on tombe dans le panneau du +parti d’Olivier Besancenot+ », prévient le jeune postier, qui promet un renouvellement générationnel de la LCR et de nouveaux porte-parole.
Chef de file du courant opposé à cette stratégie, Christian Picquet dénonce l’« illusion » selon laquelle « l’écho d’Olivier se transformera mécaniquement en une nouvelle construction politique ».
Il met en garde contre la tentative de créer « une extrême gauche relookée » au lieu d’un « parti large » qu’il appelle de ses voeux et pour lequel il faut « s’adresser à l’ensemble des forces et courants à la recherche d’une alternative, sans excepter aucune ».
Mais l’éclatement du front antilibéral a affaibli sa tendance qui n’a recueilli que 14% lors des votes préparatifs au congrès, contre 83% pour la majorité de Besancenot et 3% pour un autre courant d’opposition.
Le Congrès adoptera d’ici dimanche le calendrier et la méthode pour lancer le processus « irréversible » en vue de la nouvelle formation : un appel sera lancé pour la mise en place de « comités pour le nouveau parti ».
En juin, une assemblée constituante fixera le programme, le statut, l’orientation de le nouvelle organisation dont le « congrès de fondation » est prévu fin 2008.
Son nom pourrait s’inspirer de deux thématiques : celle de « la radicalité, la révolution » ou celle du « socialisme du XXIème siècle », apprend-on dans l’entourage de la direction.
Son périmètre politique est fixé : l’espace à gauche du PS, sans aucune alliance avec lui. Ses références seront « la lutte des classes » « l’anticapitalisme », le « changement révolutionnaire ».
Le Parisien , vendredi 25 janvier 2008, 18h26
Si le problème du nom est d’une certaine façon anecdotique par rapport aux idées à défendre et au projet à mettre en place, je propose plusieurs pistes :
Parti Anti Capitaliste et Solidaire (tiens, ça fait PACS !) quoique le terme d’anti ne soit pas des plus constructifs !
ou :Gauche Sociale et Solidaire
Ou pourquoi pas ( belle référence..) : SolidaritéS
à suivre...