
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Sauf miracle, il n’y aura pas de candidat commun des forces antilibérales à la présidentielle.
Les pousse-au-vote-blanc Par François SALVAIN QUOTIDIEN : décembre 2006 François Salvaing écrivain, membre du PCF jusqu’en 1997.
On n’en mourra pas. N’empêche, on aurait préféré ne pas avoir à voter blanc dès le premier tour de la présidentielle. On aurait préféré que les forces antilibérales (plus du tiers des suffrages exprimés lors du référendum sur la Constitution européenne, il y a seulement dix-huit mois) s’entendent sur un programme, une campagne, un bulletin, communs. On aurait préféré participer à une nouvelle étape dans l’indispensable construction d’une force de gauche en place du désert qu’a fini par installer un quart de siècle d’hégémonie de ce paresseux bénéficiaire de l’écroulement du système soviétique : le Parti socialiste. On aurait préféré voir le duel tant annoncé et largement factice de « l’Ordre juste » contre « la Rupture tranquille », troublé par une tout autre irruption que celle, cauchemardesque, de l’obscène « envenimeur » de serpents dont François Mitterrand a jadis inventé d’affliger la démocratie française. On est nombreux à éprouver un sentiment de gâchis, et pas besoin d’une longue enquête pour en désigner les responsables. Olivier Besancenot et la direction de la LCR, depuis des mois, ont posé des préalables qu’ils savaient et souhaitaient insurmontables. Marie-George Buffet et la direction du PCF ont feint, de plus en plus, de ne pas entendre que sa candidature de secrétaire nationale divisait au lieu de rassembler. Et José Bové, aux abonnés absents pendant l’hiver des banlieues comme pendant le printemps du CPE, tout marri de ne pas être traité en homme providentiel, claque la porte qu’il a tant tergiversé à ouvrir. On entend à l’oreille nue cliqueter les bouliers des calculs boutiquiers. LCR et PCF comptent tirer leur glorieuse épingle de ce pauvre jeu. L’un des deux, dans la forêt des candidatures marginales, culminera, espèrent-ils, à 5 % des votants (qui représenteront combien d’inscrits, combien d’adultes vivant en France ?). L’un des deux, la chose est sûre, devancera l’autre, et compte apparemment sur ce triomphe pour rentrer dans ses sous, préserver ou conquérir des sièges et engranger qui sait les adhésions, à défaut de l’estime. Personnellement, on s’abstiendra d’accorder à l’un ou l’autre quitus de leur exploit. Pourtant, malgré l’échec que consommera, sauf miracle, la réunion du week-end prochain, la campagne menée par les collectifs issus du référendum de 2005 pour aboutir à des candidatures communes lors de la présidentielle et des législatives n’aura pas, loin de là, été vaine. Elle aura apporté deux confirmations de taille. La première est que le désir d’une véritable et inventive rupture d’avec l’ordre du marché ne s’est pas éteint en un an et demi : l’affluence aux réunions et aux meetings, l’abondance des échanges internautiques auront même obligé les organisations encore dominantes à retarder le moment de tomber leurs masques unitaires. La seconde est que, décidément, loin de se résigner à la transformation de la politique en affrontements sporadiques de clubs de supporters, un mouvement grandit vers le radical renouvellement des formes et des structures de l’engagement antilibéral. Il doit se poursuivre et s’approfondir, faute de quoi continueront d’alterner au pouvoir des gérants brutaux ou/et honteux d’un Etat mouche du coche, dans un paysage mondial aux injustices toujours plus abyssales et aux désordres non seulement meurtriers, mais désormais suicidaires.
Dernier titre paru : la Phrase (Mille et Une Nuits).
Bonjour Francois
C’est Serge Ouaknine... je viens de parler de toi au CNRS a qui je racontais les méandres de mon aventure en Pologne et chez Grotowski.. Comment, grâce à toi je découvris l’Université du Théâtre des Nations...en 1966 Voici mon email : serge_ouaknine yahoo.fr On aurait tant à se raconter après tant de voyages et de pays... bises Serge Kibboutz QALYA, Box 83 — Arvot Hayarden - 90666-ISRAËL Tel Dom & Fax (+ 972) 2 – 99 36 384 Tel cell. : ( + 972) 54 21 22 660 Email : serge_ouaknine yahoo.fr
l Une histoire d’axe horizontal /vertical
le consensus "horizontal" demande du temps ! les partis "verticaux" n’ont pas de temps à perdre.
la victoire des "NONdeGauche" du 29mai 05 n’était pas l’addition de la LCR+ LO+PCF+ Les PS et verts antilibéraux . Ce n’était pas l’addition de ces 5 structures verticales , c’était un mouvement , un réseau horizontal s’appuyant sur des encartés ou non se reconnaissant antilibéraux.
Quand j’écrivais le 30 mai 05 que la victoire du "NON" pouvait aussi signifier la fin de ce mouvement horizontal par le seul fait que les partis "verticaux" allaient aspirer, chacun dans leur sphère, une partie du réseau horizontal, je me suis trompé que de qq mois :
les collectifs29mai ont poursuivi le mouvement et lui ont donné une Charte (qui en parle aujourd’hui ? qui la promeut ?)
Mais les premières aspirations des partis pour se grossir, pour accumuler des adhésions se sont vite manifestées dans l’étape suivante : la construction d’un programme antilibéral avec la mise en place de collectifs /comités antilibéraux ... S’ils n’avaient été que la continuation des collectifs29mai , on aurait pu espérer une expansion continue horizontale, mais c’était sans compter sans les partis et sensibilités politiques qui se sont inscrits en tant que tels dans ce mouvement, non pas pour le faire mieux vivre mais pour lui signifier que Prise de pouvoir et Gouverner passent obligatoirement par Eux ..et qu’il est donc naturel qu’ils s’invitent verticalement pour décider en dernier ressort !
Ce qui nous a donné ( et qui perdure encore aujourd’hui ) deux structures contradictoires
Une Horizontale : celle des collectifs avançant en réseau, poursuivant ensemble le travail de conscientisation à travers des débats sur les 125 propositions
et une structure nationale verticale avec partis et diverses sensibilités politiques plus préoccupés ( dans leur finalité d’aspiration) à vanter leur propre favori et à coller des préalables sur les autres .
Le blocage des 9 et 10 déc n’est pas venu des collectifs "horizontaux" ( certains ne se sont même pas préoccupés de désigner un leader vertical tout occupés qu’ils étaient à promouvoir surtout les 125 propositions )
le blocage est venu "naturellement" de la structure verticale où chacun roulait pour sa paroisse.
Puis vint ( suite normale avec un des verticaux qui veut s’imposer) le coup de la double légitimité de MGB (manière polie de siffler la fin de la récréation, donc d’enterrer le double consensus )
légitimité horizontale pêchée dans une "majorité" ( ?) de collectifs qui l’ont choisie comme favorie
légitimité verticale : 80% de camarades de son parti la maintiennent comme seule et unique candidate antilibérale "commune"
Conséquence ; les autres sensibilités politiques constatant cette aspiration d’une partie de l’horizontal au profit et autour de MGB , se retirent donc nationalement pour retourner dans leur famille habituelle ..."tristement" les verts regagnent leur bergerie, Mélanchon et Onffray iront voter Ségolène et le pcf sauvera la peau de ses députés, marchandée avec le PS . "Tristement" car cette structure verticale a bien le sentiment d’un sacré gâchis " mais , bon , ca ira mieux la prochaine fois" et hop ! le problème, pour eux, est renvoyé à plus tard ! (Pas d’illusion à se faire pour la suite avec les législatives, ce sera du même tonneau)
Seulement il y a un hic que ces verticaux oublient un peu trop vite avec une petite larme à l’oeil, c’est qu’il reste toujours en place, sans eux et sur un autre plan, le réseau horizontal, des collectifs bien décidés à continuer ensemble à avancer.... et c’est ce qui se passe : beaucoup demande à continuer dans la recherchge d’un(e) candidat(e) consensuel(le)
Les partis peuvent crier qu’il y a maintenant quelqu’un pour occuper cette place : MGB- Besancenot - Arlette Etc ....Clémentine et d’autres "regagnant le vertical" sont "évidemment" en désaccord avec ceux et celles qui poursuivent cette recherche du consensus ...
Aucune importance, le réseau horizontal poursuit son chemin, sans eux !
Un(e) Candidat(e) consensuel(le) ! Car il nous faut un nom prénom pour voter ( comme il nous fallait un bulletin NON le 29mai05) sinon il nous restera que le vote blanc et le vote partidaire "moindre mal" si nous sommes aspirés par les partis.
Pourquoi "moindre mal" ? Si on n’a pas une MGB consensuelle , disent certains, on a au moins une MGB issu du PCF ( et un besancenot issu de la LCR.etc.... ) et question Parti , c’est l’essentiel ... Tant pis s’ il/elle n’arrivent pas à aspirer tous les collectifs horizontaux
et maintenant ?
le comité national ( ensemble des "verticaux" ) nous consulte pour connaître notre avis ....pourquoi faire au juste ?
Si avec la synthèse de nos multiples réponses, il est toujours incapable de faire émerger un(e) consensuelle de par la présence constante de certains "verticaux" qui ne veulent pas avoir sur leur gauche ou leur droite un candidat de plus , que nous reste-t-il à faire pour rester cohérents avec notre "horizontalité " ?
D’abord spécifier à cette structure verticale que son impuissance la condamne à disparaître : nous demandons donc sa dissolution (si elle n’arrive pas au bout de notre objectif "premier" de collectif : une candidature antilibérale consensuelle )..
ensuite , il s’agit maintenant d’approfondir les ressources du reseau des collectifs pour parvenir un maximun de fois à des mouvements consensuels antilibéraux , avec ou sans les "verticaux" ....(qui ont toute leur place chez nous à la seule condition qu’ils soient bien "horizontaux" ...et non des parachutés "verticaux")
Enfin , Si Etienne CHOUARD a pu par son simple site communiquer à 400000 citoyens ses bonnes raisons de voter NON le 29mai05, multiplions les sites , les échanges , les prises de position non plus isolées mais soumises à la critique ou à l’approbation des uns et des autres pour avancer .
A suivre
Pierre NICOLAS 26400 DIVAJEU PrNICO aol.com -tél 0475 406 475
Militant PCF18% donc coco unitaire
militant au Groupe Val de Drôme "Candidature Antilibérale Présidentielle 2007" ( GdV CAP2007)
Horizontal ,non vertical, je veux bien ; ce qu’il faut surtout, c’est de l’unité ; et on est mal barrés si on tape sur les uns et sur les autres, sur les anciens copains et peut-être futurs coéquipiers. Moi, je ne suis "rien", j’ai juste envie que les voix antilibérales se fassent entendre de façon crédible.
Blandine Bedel, Epinal, Vosges
Hold-up
Comme tous j’avais espoir. Comme tous, je pensais que la démocratie était encore vivante. Aujourd’hui, j’en porte le deuil. Au lendemain d’une campagne formidable pour le « Non » à l’Europe des riches et des financiers, j’ai cru que les idées fondamentales étaient plus fortes que les clivages politiques. Mieux encore, après avoir été « orphelin d’une vraie Gauche » se pointait à l’horizon un véritable changement dans les mentalités. L’idée, mais surtout l’initiative, de pouvoir regrouper dans une même réflexion des gens de tous bords, des voisins, des personnes de toutes classes sociales, avait un goût de véritable révolution… enfin !
Tous, par notre passé, militant, syndicaliste, associatif et citoyen, nous avions fait les expériences des années passées où consensus et tractations politiciennes avaient déshabillé nos espérances. Enfin le renouveau s’annonçait mais pour aller où ? Jusqu’au bout, nous en étions persuadés. Et voilà, dans la banque des espoirs, où tout le monde avait déposé ses valeurs combatives, il y a eu un hold-up. Un forfait assez vil qui nous dépouille de tout. Car, la manœuvre engagée par le PCF est bien un hold-up des espérances.
D’une poignée de convaincus, nous sommes passés à une armée de votants pour donner notre accord sur le nom de celui ou de celle qui porterait bien haut « Notre Programme » Un vrai changement dans la politique de notre pays qui n’avait rien à voir avec les facéties opportunistes d’un leprechaun nerveux malveillant qui ratisse large à l’extrême droite ou avec la démagogique « playmate de Voici » qui ne propose rien de concret, sinon faire ce que les gens demandent en tranchant, une fois élue, comme bon lui semble. Quelle magnifique façon d’opposer les uns aux autres, de faire croire que l’échec n’est pas soi mais des autres. Cette personne qui se dit « de gauche » capable de rassembler La Gauche est amnésique sur le Traité Européen qu’elle a soutenu… PAS NOUS !
Il est vrai que nous aurions pu être plus vigilant quand Besancenot où José Bovet ont quitté le navire. Normalement, il n’y aurait pas dû avoir anguille sous roche et pourtant si. Le bateau a pris l’eau par une multitude d’infiltrations qui a rendu caduc notre démarche citoyenne. Je peux comprendre que le PCF redoute une candidature populaire. Voir son score électoral baissé est certainement le mal qui le ronge. Garder son statut de parti historique encore plus. Mais Lénine, Trotsky et tous les autres sont déjà depuis si longtemps dans leur tombe qu’aujourd’hui certaines de ces valeurs sont obsolètes. Reste la base fondamentale, le Marxisme qui lui reste toujours actualité. Penser que ce statut donnera le moyen de négocier un second tour puis des députés dans l’avenir est une boulette flagrante.
Jouons de politique fiction et réfléchissons une seconde. Le PCF campe sur ses positions : Y aura-t-il un élan populaire des antilibéraux vers eux ? Après une telle trahison, je n’y crois pas. Donc, mathématiquement, la gauche et surtout le PCF va aller se présenter dans son coin en usurpant l’image des comités et va se ramasser une côte minable. Je ne pense pas que le PS lorgne sur les voix du PCF pour se faire élire. Il y a bien plus intéressant chez les centristes. Alors que restera-t-il dans la corbeille de la mariée ? Rien ou si peux que le PCF devra combattre non seulement la droite mais aussi le PS. Au final, certainement encore moins de députés PCF qu’aujourd’hui. Si le mouvement antilibéral obtient une candidature non affiliée à un parti, nous pouvons pensez voir une campagne électorale unitaire et forte, capable de déstabiliser tout le monde. L’inquiétude, même au PS, serait grande. Et après, fort d’un loyal combat, d’une véritable coopération entre tous, au moment de désigner des députés, le PCF y trouverait largement son compte et retrouverait sans problème son statut de parti populaire historique. Le hold-up nous apportera plusieurs choses : un combat plus médiatique de forme que politique de fond avec, d’un côté la peste et de l’autre une « gauche caviar » qui brûle d’être encore une fois le chantre de l’Europe libérale avec des relents de populisme avancés ; une démobilisation encore plus grande d’un électorat qui ne croira plus jamais à la sincérité d’un parti révolutionnaire, capable de changer réellement les choses en s’adaptant à la modernité du moment ; un Front National qui aura la porte ouverte à toutes les dérives.
Je crois que cette élection présidentielle est un tournant historique dans la politique de notre pays qui va s’enfoncer encore plus vite dans le libéralisme, dans la misère sociale et intellectuelle mais, aussi dans de fortes présomptions de conflits internationaux où jusqu’ici nous avions jouer la carte de la Paix et de la négociation. Cette nouvelle orientation va instaurer un combat inégal entre riches et pauvres que nous ne pourrons plus combattre par la démocratie. Demain, comme depuis quelques temps, les parlementaires ne seront plus que des pantins dans un hémicycle bruyant parce que tout se fera à coup de décrets, sans dialogue social. Dans ce hold-up quelqu’un aura crié : « la bourse ou la vie ! » A droite, la Bourse sera contente ! A Gauche, la vie sera plus dure encore !
Patrick Bourgeois – Libre citoyen et membre du collectif des Vosges.