
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters • Mis à jour le 29.09.08 | 09h39
Le président équatorien, Rafael Correa, a revendiqué "le triomphe écrasant" de son projet de Constitution soumis au vote dimanche 28 septembre et destiné à consolider dans son pays "le socialisme du XXIe siècle" cher à ses alliés Hugo Chavez et Evo Morales.
Le chef de l’Etat s’est prononcé peu après la fermeture des bureaux de vote, sans attendre la publication de résultats officiels, alors qu’un rapide décompte autorisé par la commission électorale crédite le oui de 63 % des voix. En fin de journée dimanche, deux instituts de sondage ont par ailleurs donné le oui vainqueur à 66 % et 70 %, contre, dans les deux cas, 25 % pour le non. Si bien qu’un représentant de l’opposition a reconnu la victoire de Rafael Correa.
Dans la soirée, le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains a "félicité" le président pour le "soutien très fort" que les Equatoriens ont apporté à son projet. "Aujourd’hui, l’Equateur a opté pour une nouvelle nation. Les vieilles structures sont battues en brèche. Cela confirme la révolution citoyenne", s’est félicité le chef de l’Etat, saluant une "victoire historique" devant ses partisans réunis à Guayaquil.
RENFORCEMENT DES POUVOIRS DU PRÉSIDENT
Le scrutin portait sur un texte en 444 articles, adopté en amont et après huit mois de débat, par l’Assemblée constituante. Il renforce l’orientation socialiste du régime : à l’instar de ce qu’ont fait le Vénézuélien Hugo Chavez et le Bolivien Evo Morales, Rafael Correa souhaite obtenir davantage de prérogatives en matière de contrôle de l’économie au détriment du Congrès et de l’armée, qui ont contribué au renversement de trois présidents équatoriens au cours des dix dernières années.
Le texte défend "une politique économique souveraine qui ne tolère les abus d’aucune multinationale", avait argumenté M. Correa, adepte des idées du Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, très critique de la mondialisation. La Constitution consolide aussi le principe de la gratuité des services de santé et d’éducation, dans ce pays de 13,9 millions d’habitants où 50 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.