
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
L’intersyndicale exige qu’une loi abrogeant le CPE soit votée avant les vacances parlementaires.
DECLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES D¹ETUDIANTS, DE LYCEENS ET DE SALARIES
UNEF, CE, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Les formidables mobilisations unitaires de ces deux derniers mois, le succès encore plus important des arrêts de travail, grèves et manifestations du 4 avril, avec plus de 3 millions de manifestants, le développement du mouvement dans les universités et les lycées, confirment la conscience profonde de la gravité de la situation par les salariés, les étudiants, les lycéens. Rien et notamment pas les man¦uvres gouvernementales n¹entame la détermination croissante à obtenir le retrait du CPE, revendication commune depuis le début de la crise.
Les organisations syndicales d’étudiants, de lycéens et de salariés rappellent qu’elles avaient, ensemble, demandé au Président de la République de ne pas promulguer la loi et d¹éviter tout passage en force.
Elles dénoncent l’imbroglio créé par les décisions des pouvoirs publics et prennent acte des initiatives parlementaires. Elles exigent des réponses claires et rapides.
L’objectif des organisations syndicales n¹est pas de négocier des aménagements au CPE mais d’obtenir son abrogation.
Elles rappellent que, pour permettre l’ouverture de discussions ou de négociations sur l’emploi et la formation des jeunes, la précarité et le chômage, l¹hypothèque du CPE doit être, très rapidement, levée. Ce qui passe par le vote, avant les vacances parlementaires (le 17 avril) d¹une loi abrogeant le CPE.
Dès aujourd¹hui et avant le 10 avril, elles appellent leurs organisations locales à rencontrer dans l’unité les députés et les sénateurs pour exiger le retrait du CPE et à rendre publiques les réponses. L’intersyndicale affirme son soutien aux mobilisations étudiantes et lycéennes et, notamment, à la journée d¹action du 11 avril. Afin de maintenir et développer partout la pression, les organisations appellent leurs structures locales à donner la plus grande visibilité à leur exigence.
Pour les 12 organisations, la mobilisation n’est ni suspendue ni abrogée. Elles conviennent de rester en contact permanent et de se retrouver en intersyndicale le 10 avril 2006. Elles se déclarent prêtes, faute d’une décision rapide de retrait du CPE, à décider d’un nouveau temps fort de mobilisations, sans exclure aucun moyen d’action. Paris, le 5 avril 2006
Réunion de l’intersyndicale
L’intersyndicale anti-CPE exige qu’une loi abrogeant le contrat première embauche soit votée avant les vacances parlementaires. "Nous demandons que la loi abrogeant le CPE soit votée avant le début des vacances parlementaires", a déclaré devant les journalistes le secrétaire confédéral de FO René Valladon, qui participait à la réunion intersyndicale se tenant mercredi matin au siège de Force Ouvrière. René Valladon a par ailleurs confirmé que l’intersyndicale se réunirait lundi prochain pour décider des suites à donner au mouvement, en fonction de la réponse que les parlementaires de la majorité donneront aux organisations syndicales lors de rencontres prévues ce mercredi après-midi et jeudi. Dans l’attente, l’intersyndicale appelle à une journée d’actions départementale en direction des élus locaux samedi. La Coordination nationale étudiante et lycéenne, de son côté, appelle d’ores et déjà seule à une nouvelle journée de manifestations mardi prochain et à des actions quotidiennes d’ici là. Le président de l’Unef, Bruno Julliard, a appelé également, à l’issue de l’intersyndicale, à "mettre tout en oeuvre" pour "intensifier la mobilisation" dans les jours qui viennent dans les universités et à poursuivre les grèves. "Nous appelons dès aujourd’hui à tout mettre en oeuvre pour que la mobilisation s’intensifie dans les jours qui viennent dans les universités", a affirmé Bruno Julliard. "Les blocages et les grèves doivent se poursuivre", a-t-il précisé.
(D’après AP)