
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Plus de 7 millions de salariés perçoivent un salaire inférieur à 722 euros par mois et se trouvent dans l’incapacité de se nourrir, de se loger ou de s’habiller décemment de même que leur famille. Plus de 12 millions ont moins de 843 euros de revenu mensuel. Plus de 3 SDF sur 10 ont un boulot à temps complet, partiel ou précaire et cherchent pourtant soir après soir où dormir... Entre la moitié et les deux tiers des femmes qui travaillent ont un contrat au sigle étrange - CES, CIE, CEC... -, touchent moins de 750 euros par mois, ont un enfant, vivent seules ou avec un conjoint au chômage et forment 90 % des familles monoparentales...
Nous voilà dans le monde des travailleurs pauvres !
Alors que jamais le pays n’a été aussi riche - le PIB est en progression constante depuis les années 1990 -‘ la précarité s’est développée sur un mode exponentiel. En dix ans, l’intérim a augmenté de 130%, le nombre de CDO de 60 %, les CDI de seulement 2 %. Plus d’un million de personnes "bénéficient" du RMI, plus de 500 000 de l’allocation solidarité.
(Source : Introduction au livre de Jacques Cotta)
Vu sur le site http://www.actuchomage.org
Gains de productivité du travail, durée du travail, chômage
Au lieu de réduire la durée du travail, comme dans les années 1970, les gains de productivité du travail ont conduit à un chômage très important, parfois caché en mettant plus de la moitié des chômeurs en invalidité (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Danemark).
Les gains de productivité permettraient de réduire à quelques heures par semaine le travail nécessaire pour bien vivre, à condition de changer de modèle de société et de supprimer toutes les productions inutiles (par ailleurs nuisibles à l’avenir de la planète, donc au notre et à celui de nos enfants).
Voir cet article : Gains de productivité du travail - 1997-2003
http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm
En France, la productivité du travail a augmenté de 17,22 % en sept ans, pour l’ensemble de l’activité nationale. Sans rien changer à la production de richesses du pays, le nombre d’emplois aurait pu être augmenté de 17,22 % en réduisant de 14,69 % la durée réelle du travail. En moyenne, avec des transferts d’emplois entre secteurs d’activité, le nombre d’emplois aurait augmenté de 4 284 500. Le chômage réel aurait beaucoup baissé.
D’autres articles intéressants sur le site
http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm
comme "Des mythes autour de l’emploi", "Chômage officiel et chômage réel en 2005", "Le modèle libéral britannique : emploi et chômage" ....
Bonnes lectures, cela aide à réfléchir.
Vu sur le site http://www.actuchomage.org
En neuf ans le nombre réel de chômeurs n’a pas baissé en France
En neuf ans, de 1996 à 2005, le chômage apparent (chômage officiel) a diminué de 21% en passant de 3.062.980 à 2.419.600 inscrits en catégorie 1 Anpe (chômage officiel). En fait, le chômage réel des diverses catégories de chômeurs et des chômeurs en partie ou en totalité dissimulés à travers différents dispositifs, calculé en équivalent "temps plein", a un peu augmenté, passant de 5.745.310 à 5.848.550.
Cependant, la population active, occupée (ayant un emploi) ou non (chômeur inscrit), est passée de 25.591.000 (1996) à 27.637.000 (2005), au sens du BIT et de l’INSEE. Cette population active doit toutefois être corrigée en réintégrant les personnes qui en sont artificiellement exclues : les dispensés de recherche d’emploi, celles en préretraites entières et les chômeurs en stage. La population active corrigée devient 26.070.000 en 1996 (+479.000) et 28.132.000 en 2005 (+495.000).
Le taux de chômage apparent (officiel) est de 11,96 % en 1996 et de 8,75 % en 2005, en prenant la moyenne annuelle de la catégorie 1 de l’ANPE.
Le taux de chômage réel est :
16,97 % en 1996 et 14,54 % en 2005 sans tenir compte de l’équivalence chômage des emplois à temps partiel
22,04 % en 1996 et 20,79 % en 2005 en tenant compte de ce chômage partiel de fait.
Un progrès bien faible en neuf ans et tout relatif, car si la population active continue d’augmenter, le rythme de cette augmentation s’est beaucoup ralenti au cours des dernières années. Reste à savoir la part prise par les chômeurs découragés, disparus des statistiques, dans cette diminution de la population active.
Ne croyez pas pour autant à une situation réelle plus enviable dans les autres pays en Europe ou dans d’autres régions du monde. Bien souvent, un taux de chômage officiel autour de 5 %, même estampillé Ocde ou Eurostats, cache un taux effectif du chômage compris entre 10 et 20 %. Et bien souvent, la proportion d’emplois à temps partiel est plus importante qu’en France avec un nombre d’heures plus faible (Pays-Bas, Royaume-Uni ... ).
Voir : Le chômage réel en France : 1996 et 2005
http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel_1996_2005.htm