
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Vers une charte antilibéale 22 avril 2006
Le débat s’est surtout focalisé sur les droits liés au travail et à l’emploi car les défenseurs du salaire socialisé, et donc de l’emploi, ont vu leur a priori fortement nuancés par la présence de partisans de la déconnexion du revenu et de l’emploi, ou du travail.
Ainsi, certain(e)s déplorent à juste titre, en fin d’atelier, le peu de cas fait aux droits encore balbutiants des homosexuels ou des lesbiennes. Il a d’ailleurs, dans la même veine, été très peu question des discriminations liés aux populations migrantes, issues de l’immigration ou des « communautés » dites « visibles ».
L’accord porte sur le constat que la protection sociale ne joue plus son rôle. Constat déjà abondamment répété, dont la cause, elle aussi partagée, revient à l’offensive néolibérale et au fonctionnement du capitalisme. Ces constats sont :
Les propositions pour sortir de cette impasse, en ce qui concerne les tenants du salaire socialisé et de l’emploi reposent sur :
Les tenants d’une allocation universelle opposent à cette centralité de l’emploi plusieurs arguments qui n’ont pas véritablement été réfutés :
Le consensus n’a pas été atteint entre les « employistes » et les « revenuistes », ce qui pourrait sembler dommage puisque les deux positions pourraient facilement avoir comme objectif commun de protéger socialement la personne, que celle-ci ait un emploi ou non. À cet effet, la proposition d’un des membres de ce groupe de se rencontrer autour d’une thématique des conditions de travail semble une bonne idée afin que la partie grandissante de ceux qui n’accède plus au salariat canonique (les intérimaires et « insertionnés » permanents, les CDD les vacataires) auraient enfin l’occasion de faire connaître les conditions de travail de quoi le revenu garanti les libérerait.
François Menduni
[fmenduni wanadoo.fr]
La partie de la charte consacrée aux services publics, mériterait d’être précisée sur plusieurs points :
Santé publique
Reconquête des services publics existants
Nouveaux services publics
Le débat, très riche, a porté principalement sur trois points, qui sont la décentralisation, la démocratie participative et la démocratie sociale.
I/ La décentralisation :
Dans un premier temps nous avons précisé notre position par rapport à ce processus qui peut être utilisé comme un outil libéral. Contrairement à une décentralisation qui, telle que nous la connaissons actuellement, a pour but le démantèlement du service public, nous voulons une décentralisation qui garantisse l’égalité des droits sur tout le territoire. Cela suppose par conséquent une garantie par l’Etat. Il est également nécessaire de mettre en œuvre une politique fiscale adaptée à cette nouvelle répartition des prérogatives entre l’Etat et les collectivités locales.
Enfin, la décentralisation doit être au service d’une plus grande participation des citoyens dans la vie politique.
II/ La démocratie participative :
Les diverses expériences des camarades présents ont mis l’accent sur le problème des conseils de quartiers où les citoyens sont cantonnés à un rôle consultatif. Pour que ses conseils deviennent de réels outils de démocratie participative, les citoyens doivent disposer de droits de contrôle, d’initiative et de prise de décision. L’ensemble des camarades a précisé que la démocratie participative doit être une réponse à un besoin. Mettre en place un tel système n’est efficace qu’à condition que la majorité des citoyens y prennent part. C’est pourquoi les conseils municipaux pour enfants sont à développer au même titre qu’un système éducatif (exemple de la méthode Freinet) plus en accord avec cette participation citoyenne.
III/ La démocratie sociale :
« L’extension des droits du comité d’entreprise » nous a interloqués et a donné lieu à une discussion sur le partage des pouvoirs dans une entreprise. Certains ont lancé l’idée d’une chambre rassemblant les syndicats et les associations en remplacement du Sénat. D’autres ont soulevés le problème des contre-pouvoirs. Qui jouerait ce rôle si les syndicats et les associations sont parties prenantes du pouvoir législatif ? Cette réflexion reste à approfondir mais cependant le consensus s’est fait par rapport aux comités d’entreprise qui doivent avoir un droit d’intervention directe ainsi qu’un droit de contrôle.
sur la charte anti-libérale nationale des collectifs du 29 mai 2005 du Rhône
(chapitre 7 et 8 de la charte)
7- un nouveau Type de développement
Il a été dit majoritairement que nous sommes d’accord que le capitalisme ou le néo-libéralisme est un gaspilleur de ressources et de richesses humaines.
Il a été soulevé et discuté que nous ne pouvons pas parler de développement sans parler de la paix. Nous pensons que c’est indissociable et que le projet de charte n’y fait pas assez référence. Nous avons rappelé que un texte important sur la question du dé armement a été rédigé par le collectif du 29 mai de Villeurbanne et qu’il est en ligne sur le collectif national. Des éléments de ce texte doivent être repris et introduit dans la charte. Et il en sera fait sa diffusion sur le réseau du collectif du Rhône car la charte a été reçue trop tard, juste avant la réunion du 22/04/06
Notamment une divergence est apparue dans le groupe et qu’il est important pour rassembler de ne pas prendre une position tranchée concernant le Nucléaire, telle qu’avaient été les premières rédactions de la charte. Le débat doit avoir lieu nous en sommes d’accord.
Concernant la politique agricole, il a été noté que les propositions ne sont pas assez précises en terme d’orientation à tenir et la lutte contre les OGM n’est pas signifiée dans cette partie là.
La capacité humaine à penser en terme de logique des besoins doit être plus intégrer dans la partie développement.
Aussi certains ont pensé, telle que la charte est rédigée, qu’il y a un parti pris en terme de croissance et qu’il n’est pas afficher la décroissance qui leur semble nécessaire en France, en Europe, dans les pays développés. _ Le sujet doit resté ouvert et mérite d’être encore débattu donc il est demandé d’ajouter dans la charte que le débat aura lieu si la politique à ternir doit ou pas s’opposer à la croissance en terme économique et développer en opposition la « décroissance ».
8. une nouvelle organisation de l’Union et du monde
Il a été critiqué que l’architecture ou la hiérarchisation de la démocratie en partant du local jusqu’à la mondialisation n’est pas assez précisé dans cette partie là.
Dans le groupe nous avons été d’accord que nous rêvons tous à un parlementaire mondiale efficace. Que nous voulons une Europe sociale qui s’oppose une Europe fédérale donc elle se doit harmoniser le social, la fiscalité, et les services publics.
Nous souhaitons une Europe sociale qui redistribuera un revenu universel décent et ne restera pas avec des écarts allant, entre rien pour la Grèce ou de 200€ et 1200€ de revenu minimum social pour les autres pays européens.
Il a été soulevé qu’il nous faut penser les transfères de souveraineté et de qui décide de la délocalisation.
Qu’il faut évidement modifier le statut de la Banque centrale !
En terme de diversités culturelles il a été souhaité qu’il apparaisse très concrètement le droit de vote des résidents, et leur possibilité d’action à toutes les échelles démocratiques de la hiérarchisation de l’organisation sociétale.
Il a été pointé qu’il nous faut :
Il a été dit dans le résumer de la partie 8 qu’il n’est pas assez dit clairement et fait référence au mouvement alter mondialiste et aux forums sociaux européen. Nous souhaitons que ce soit précisé.
Valérie Baudot