
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Michel Husson, économiste Politis n°1020, 3 octobre 2008
Dans cette période de crise, il faut faire preuve d’audace et aller à la racine des choses. L’une des principales sources de la financiarisation est le détournement de richesse au détriment des salariés et au bénéfice des rentiers. Les réponses à la crise ne peuvent se borner à des appels à la réglementation mais doivent peser sur les rapports entre capital et travail et, dans l’immédiat, protéger les salariés contre les retombées de cette crise.
La première proposition serait de geler les dividendes versés à leur niveau actuel et de les transférer à un fonds de mutualisation destiné à d’autres usages, sous contrôle des salariés. Ces sommes pourraient être utilisées, dans des proportions à discuter démocratiquement, au maintien du revenu des chômeurs (l’interdiction des dividendes financerait ainsi l’interdiction des licenciements) et au financement de la Sécurité sociale, des budgets sociaux et des service publics.
La seconde proposition consisterait à imposer le maintien du pouvoir d’achat des salariés en retirant à due proportion les aides publiques aux entreprises qui s’y refuseraient.
De telles mesures sont les seules susceptibles de faire payer les responsables de la crise en offrant un « boucler social » aux salariés, et elles jetteraient les bases d’une meilleure répartition des richesses.
Les sommes potentiellement concernées sont de 90 milliards d’euros : c’est 5 % du Pib, soit exactement la même proportion que les 700 milliards de dollars prévus par le plan Bush aux Etats-Unis.