
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU : Recueilli par VÉRONIQUE SOULÉ QUOTIDIEN : samedi 17 mai 2008
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (première fédération de l’Education nationale), commente l’annonce surprise de Nicolas Sarkozy d’un projet de loi sur « le droit à l’accueil » des enfants dans les écoles en grève.
Comment riposter à cette annonce ?
C’est une manœuvre : d’un côté, le gouvernement esquive ainsi sa responsabilité face aux revendications des enseignants, d’un autre, il désigne les grévistes comme responsables des perturbations. Face à cela, il faut continuer la bataille sur les questions de fond - comment améliorer l’éducation, gérer au mieux les moyens, etc. Ce projet de loi est en fait un mauvais coup pour l’école : va-t-il résoudre en quoi que ce soit l’échec scolaire ou les inégalités ? La manifestation nationale que nous appelons pour dimanche à Paris et la journée de mobilisation du 24 mai prennent désormais une importance nouvelle. Nous allons rencontrer lundi d’autres organisations pour élargir au maximum le mouvement.
S’agit-il d’une remise en cause du droit de grève ?
Le projet de loi ne parle pas de service minimum, mais d’un « service d’accueil ». Il s’agit plutôt d’une garderie minimum qui va d’ailleurs poser des problèmes aux maires [qui vont désormais être obligés d’assurer l’accueil des élèves lors des grèves, ndlr]. Ils ne pourront confier des enfants à des employés de la voirie ou à des gardes champêtres. Pour moi, c’est avant tout une esquive et une attaque politique contre les mouvements de grève. Le Président oublie en outre que l’école fonctionne avec des enseignants mais aussi avec d’autres personnels qui dépendent de la mairie comme la cantine ou le périscolaire. Son projet de loi risque de remettre en cause le droit de grève des agents territoriaux qui travaillent dans les écoles et d’autres qui peuvent être amenés à encadrer les enfants lors des grèves.
La loi prévoirait des sanctions disciplinaires contre les enseignants qui ne se déclarent pas en grève quarante-huit heures à l’avance. Qu’en pensez-vous ?
C’est une forme de supercherie. On laisse ainsi penser que c’est là une innovation. Or les professeurs des écoles informent déjà plusieurs jours à l’avance les familles, généralement par un mot dans le cahier des élèves. De ce point de vue, le projet de loi ne leur apporte rien de nouveau.
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