
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Chaque semaine qui passe donne de nouveaux exemples de cette façon outrageusement personnelle dont Sarkozy conçoit l’exercice du pouvoir (le « personnel » incluant ses proches collaborateurs, autorisés à dispenser la parole du Prince).
L’affaire de la suppression de la publicité de la télé publique comme celle de l’adoption des enfants de la Shoah en sont deux bonnes illustrations : la première, décidée, semble-t-il, en conclave singulier avec Alain Minc, la seconde avec Serge Klarsfeld. Passons sur les déclarations intempestives (et auto-démenties) de sa directrice de cabinet Mme Mignon sur le phénomène sectaire ; glissons sur la nomination de Mme Christine Ockrent, épouse de ministre et femme de ménages, à un haut poste de l’audiovisuel soumis à la tutelle de son époux (pourquoi se gêner ?) : ces moeurs de république bananière ne datent pas d’hier, et on se souvient de Mitterrand se faisant interviewer par trois journalistes dont deux conjointes de ses ministres en exercice : Anne Sinclair et Christine Ockrent, déjà... Et attardons-nous sur la manifestation la plus récente d’un mode de gouvernement qui flirte dangereusement avec l’abus de pouvoir : je veux parler de la loi Dati relative à la « rétention de sûreté » c’est-à-dire la possibilité de garder enfermés, après l’exécution de leur peine, des criminels jugés susceptibles de récidiver.
Il se trouve que le principe même de cette loi heurte tous les défenseurs conséquents des droits de l’homme, puisque la punition n’est plus fondée sur des actes dûment commis (ceux-ci ayant déjà été jugés et condamnés, et la peine ayant été exécutée, le criminel a payé sa dette et redevient, théoriquement, un homme libre), mais sur l’éventualité d’un renouvellement de l’infraction : on fait payer par avance à un homme la possibilité qu’il commette un acte criminel, un à-valoir sur crime à venir en quelque sorte, ce qui déjà défie le sens commun !