
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
En appuyant Villepin et avec les félicitations empressées de Sarkozy, Chirac choisit l’affrontement en promulguant la loi sur le contrat première embauche et en annonçant des aménagements que Villepin avait déjà bredouillé avec le succès que l’on sait auprès de la jeunesse.
Le chef de l’Etat choisit ainsi de faire passer en force le CPE, au risque d’aggraver la crise sociale, politique et démocratique.
C’est un choix irresponsable et dangereux auquel la population ne peut donner qu’une seule suite : faire encore plus fort mardi 4 avril par les grèves et les manifs.
Car le CPE demeure un sous-contrat de travail à l’intention des jeunes. Le fait de ramener la période d’essai de deux ans à un an n’empêchera nullement ses multiples renouvellements jusqu’à 26 ans passés, maintenant ainsi les jeunes dans une période insupportable de précarité.
Comme le dit la FCPE : Chirac ou UBU président ! La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) a estimé vendredi soir qu’il n’avait "pas entendu ce que disent les citoyens depuis plusieurs semaines : il n’a pas tenu compte de leur forte mobilisation, il n’a pas répondu aux exigences des Français."
"Pire, après avoir récusé toute idée de retrait d’une loi votée par le Parlement au motif du respect des institutions, le président de la République promulgue la loi en demandant quelle ne soit pas appliquée. Décision ubuesque !", s’exclame l’organisation des parents d’élèves. "Si la loi est mauvaise, pourquoi la promulguer ?"
La FCPE estime que "le premier magistrat du pays énonce un principe nouveau, la non-application de la Loi !" et juge qu’ainsi "le président se discrédite et discrédite le pays". Mais, selon elle, "les jeunes et les parents (...) comprennent que le président de la République se moque deux car il s’agit d’une loi d’application directe. Dès sa parution au ’Journal Officiel’, les chefs d’entreprise peuvent embaucher en CPE", conclut la FCPE.