
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Yves Salesse, Coprésident de la Fondation Copernic.
Une forte campagne a été menée par les medias lors de l’adoption par le Parlement européen de la directive amendée. Elle repose sur deux idées forces : ça y est, la directive est adoptée ; elle a été fondamentalement transformée par le débat parlementaire. Ces deux idées sont fausses mais, comme d’habitude, il ne faut pas les négliger. Elles concourent au même objectif : saper la mobilisation. Il faut, au contraire, l’amplifier.
La dernière réunion du Collectif national du 29 mai a fait le point sur ce sujet. Les actions ont été plus massives que prévu alors que la question avait disparu du paysage médiatique. Les réunions publiques que nous avons tenues ont retrouvé des auditoires importants, parfois du même ordre que pour la campagne du NON à même époque. La manifestation de Strasbourg, dont nous savions la difficulté, a été un vrai succès, rehaussé par la manifestation du même jour à Berlin. La manifestation syndicale a rassemblé deux fois plus de monde qu’annoncé auparavant, avec certains cortèges clairement pour le retrait. Et la dimension européenne de ces actions a suscité de l’intérêt, notamment chez ceux, autour de nous, qui craignent toujours que nous succombions à la tentation du repli national.
Nous devons prendre appui sur ce qui a été largement perçu : l’hostilité à ce texte a obligé ses promoteurs à renoncer à leur version initiale. John Monks, secrétaire général de la CES a même été plus loin. A la question : « Le NON français a-t-il influencé le débat sur la directive Bolkestein ? » il répond clairement : « Il est clair que ce vote a changé le paysage européen. Tout le monde à compris après cela qu’il fallait remettre le social au centre des politiques européennes » (Libé 13/2/06) Nous devons utiliser aussi cet hommage d’un fervent défenseur du Oui.
Il y a des nuances dans l’appréciation des modifications introduites. Il ne s’agit pour nous ni de noircir le tableau ni de l’embellir au motif d’entretenir la lutte. Nous nous efforçons de porter un jugement le plus précis possible. A cette fin des analyses seront envoyées aux collectifs. En tout état de cause, il y a accord que le texte adopté par le Parlement reste fondamentalement nocif et que doit donc être maintenu le mot d’ordre de retrait.
Et si l’action a commencé à faire bouger les choses, il faut donc continuer !
La procédure d’adoption, et donc la bataille, entrent dans une nouvelle phase : l’adoption par le Conseil des ministres, c’est à dire que la parole est maintenant aux gouvernements. Notre capacité d’action est plus grande que sur le Parlement. Il faut y insister. Chirac est maintenant directement exposé. Nous allons discuter de nouvelles initiatives avec nos partenaires et chercher à élargir encore l’unité d’action.