
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
http://www.france.attac.org/spip.php ?article9211
Les chefs d’État ou de gouvernement du « G20 », qui se réunissent ce week-end, vont entamer les discussions sur les solutions à apporter à la crise financière internationale. On aura entendu beaucoup de discours ambitieux en amont de ce 15 novembre : on allait prendre "toutes les mesures nécessaires pour répondre à la crise", selon nos décideurs.
En réalité, les plans de sauvegarde adoptés successivement par les États-Unis, l’Europe, et maintenant la Chine ne répondent qu’à l’impératif de sauver le capitalisme financier qui nous a conduits aujourd’hui au bord du gouffre.
Derrière les slogans creux, les Les mesures concrètement avancées cette semaine montrent que les dirigeants mondiaux n’ont tiré aucune leçon de la crise :
Pour José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union « ne sont pas interventionnistes, mais (favorables à) un bon fonctionnement des marchés ».
Pour George W. Bush, « le chemin le plus sûr vers cette croissance, ce sont des marchés libres et des gens libres ».
Derrière l’organisation précipitée de ces sommets sans aucune légitimité, se cache une volonté de se passer de l’avis des peuples pour sauvegarder le capitalisme financier et revenir dès que possible au business as usual.
En réponse à cette gigantesque escroquerie mondiale, les mouvements altermondialistes appellent tous les citoyens à se mobiliser à travers le monde à l’occasion de ce premier sommet international et au-delà.
Dans une première déclaration mondiale (1), 550 organisations provenant de 88 pays, dont Attac France, exigent « la participation de tous les gouvernements du monde » et « d’engager vraiment la société civile, les groupes citoyens et les mouvements sociaux ». Elles demandent, pour tout sommet mondial à venir, l’établissement d’un calendrier de consultations régionales avec les groupes les plus touchés par la crise, des discussions d’une portée assez large pour aborder l’ensemble des problèmes et institutions, la mise à disposition du public des propositions et de l’ébauche des documents finaux bien avant la rencontre.
Pour leur part, Attac France et l’ensemble des Attac d’Europe ont rendu publique, en octobre 2008 (2), une série d’exigences claires et immédiatement applicables, visant à désarmer les marchés financiers, parmi lesquelles :
la fermeture des paradis fiscaux et judiciaires,
la mise en place d’une taxe sur les transactions financières,
l’imposition très progressive des revenus du capital,
la nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire,
l’application du principe du spéculateur-payeur, pour que ceux qui paient les pots cassés soient ceux qui ont largement bénéficié de la spéculation et de la financiarisation qui nous ont conduits à la crise actuelle.
On s’en doute, ces mesures ne seront pas à l’ordre du jour de la réunion de Washington.
C’est pour cela que de nombreuses organisations altermondialistes appellent à manifester ce samedi 15 novembre à travers le monde. Des rassemblements se tiendront dans plusieurs endroits en France (Aix, Bayonne, Bordeaux, Charleville, Paris, Toulouse, à la frontière de Monaco, etc.). Toutes les informations sont disponibles à cette adresse : http://france.attac.org/spip.php ?rubrique1062).
Attac France, Montreuil, le 14 novembre 2008