
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Le député PS européen estime qu’« il n’y a pas de grande différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë ». Royal estime elle être la cible d’« attaques inutiles » par le maire de Paris.
AFP LIBERATION.FR : jeudi 22 mai 2008
« De l’audace ! », le livre de Bertrand Delanoë, ne plaît pas à tout le monde. Benoît Hamon, député PS européen, estime que le maire de Paris « nous joue l’ode au libéralisme », qui lui semble aller « à rebours de l’évolution de la gauche ». Dans un entretien à « France Soir », Benoît Hamon juge « assez baroque » la volonté affichée par le maire de Paris d’inviter la gauche à se réapproprier le libéralisme. « Au moment où le modèle économique libéral est en plein marasme, où on réalise, partout dans le monde, que la dérégulation du système nous a conduit dans l’impasse, avec les crises bancaires, financières et énergétiques, Bertrand Delanoë nous joue l’ode au libéralisme », juge le député européen. « Cela me semble aller à rebours de l’évolution de la gauche », affirme-t-il évoquant les Etats-Unis, où Hillary Clinton et Barack Obama « prennent le contre-pied des positions démocrates en remettant en cause le libre-échange » et en Europe, « où la social-démocratie est en crise, puisqu’elle a perdu 13 des 15 dernières élections ! »
Se disant non pas déçu, mais « plutôt incrédule », il attendait « le plus important, à savoir l’offre politique… » et « cela confirme en tout cas ce que nous pressentions : il n’y a pas de grande différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë ». Benoît Hamon envisage de présenter une motion au prochain Congrès et ne sera « pas seul ». « Une alliance avec Claude Bartolone, qui représente les fabiusiens, est possible ».
Autre socialiste à trouver peu à son goût le livre de Delanoë : Julien Dray, porte-parole du PS. « Je reste de formation marxiste. Ça ne veut pas dire que je reste dogmatique. Je considère que dans l’analyse de la société de l’époque, tout n’est pas à rejeter. Si vous me parlez de la dictature du prolétariat, (…) je la rejette totalement », a déclaré le député de l’Essonne. Julien Dray s’est demandé si, alors qu’on disait qu’un congrès socialiste se gagnait à gauche, « un congrès socialiste ne se gagne pas sur la droite » désormais. « Il y a une sorte de souci de respectabilité qui s’est installé dans cette discussion, je ne sais pas si elle est très porteuse », a-t-il ajouté en se demandant « pourquoi, tout d’un coup, les socialistes auraient peur de leur identité, de leur culture ».
Ce matin, Ségolène Royal elle-même a réagi. Elle estime être la cible d’« attaques inutiles » de la part du maire de Paris qui égratigne dans son livre la stratégie de l’ex-candidate à la présidentielle pendant sa campagne et sa notion de « démocratie participative ». « Ce qui est important c’est le débat d’idées. Je crois que l’agressivité à l’égard des personnes est totalement inutile », a affirmé Ségolène Royal sur LCI. « Aujourd’hui les militants ne veulent pas de combat de chefs », a poursuivi la socialiste. « Avec moi il n’y aura pas de combat de chefs, il y aura un débat d’idées sérieux, approfondi » et « ensuite ils choisiront leur premier secrétaire ».
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