
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Le Premier ministre n’a rien entendu : il faut élargir les mobilisations et réussir de puissantes manifestations les 16 et 18 mars La puissance de la mobilisation, sa montée croissante, les convergences réalisées entre jeunes et salariés, ont contraint le Premier ministre à s’exprimer sur TF1 le 12 mars. Pour la Cgt, le retrait du CPE n’est pas négociable. Le gouvernement doit annoncer celui-ci sans délai faute de créer de nouvelles et importantes mobilisations dans tout le pays.
La puissance de la mobilisation, sa montée croissante, les convergences réalisées entre jeunes et salariés, ont contraint le Premier ministre à s’exprimer sur TF1 le 12 mars.
Ce qu’exigent étudiants, lycéens, salariés, tous syndicats unis, et une grande majorité de la population, c’est l’abandon pur et simple d’une mesure qui institue la possibilité pour les employeurs de licencier les salariés sans avoir à en préciser le motif.
Le Premier ministre ne répond pas à ces exigences. Il tente seulement de les contourner en annonçant de pseudo garanties qui visent plus à accompagner le chômage qu’à stabiliser l’emploi.
Dans la continuité de sa méthode à la hussarde, le Premier ministre a affirmé le 12 mars que le "dispositif sera appliqué". Il dit vouloir engager des négociations mais seulement pour accompagner son CPE.
Il dit souhaiter dialoguer sur la précarité du travail dans le même temps où il institue unilatéralement une mesure d’extension de la précarité. Il prétend être à l’écoute mais envoie les forces de police contre les jeunes.
Pour la Cgt, le retrait du CPE n’est pas négociable. Le gouvernement doit annoncer celui-ci sans délai faute de créer de nouvelles et importantes mobilisations dans tout le pays.
La Cgt met tout en oeuvre pour réussir les manifestations décidées pour cette semaine : le 16 mars à l’initiative des étudiants et lycéens et le 18 mars avec l’ensemble des organisations syndicales, étudiantes, lycéennes et de salariés.
Tous ensemble, jeunes et familles, salariés, retraités et chômeurs, nous obtiendrons le retrait du CPE, du CNE et plus généralement une grande négociation sociale pour faire reculer la précarité du travail et obtenir une sécurité sociale professionnelle.
Depuis plus d’un mois, la mobilisation contre le CPE (Contrat première embauche) ne cesse de grandir. La journée du mardi 7 mars a rassemblé plus d’un million de manifestants dans toute la France. Dans la jeunesse, les actions s’élargissent de jour en jour : lycéens et étudiants se mobilisent contre un avenir fait de précarité que ce gouvernement prétend leur imposer. Malgré l’ampleur des mobilisations, un rejet majoritaire dans l’opinion publique, l’unanimité des organisations syndicales et une cote de popularité en chute libre, le 1er Ministre persiste : il se refuse à retirer le CPE ! Dans son intervention télévisée de dimanche soir, il a esquivé la question préalable, le retrait du CPE, pour parler de son aménagement et a inventé des mesures d’accompagnement que personne ne lui demande ! Le retrait du CPE, c’est le mot d’ordre central de l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, de salariés, d’étudiants et de lycéens, pour une nouvelle étape dans la mobilisation cette semaine qui doit s’articuler autour de deux nouvelles journées : n Jeudi 16 mars : nouvelle journée de mobilisation des organisations de jeunes avec l’appui des syndicats. n Samedi 18 mars : appel unitaire intersyndical, salariés, étudiants et lycéens, pour des manifestations dans tout le pays, permettant ainsi un rassemblement encore plus large que le 7 mars dernier. En effet, se battre contre le CPE, c’est se battre contre la précarisation générale de nos vies et cela concerne l’ensemble de la population ! Ces manifestations doivent être encore plus nombreuses que le 7 mars. Et si cela ne suffit pas, il faudra de nouveaux rendez-vous pour faire comprendre à ce gouvernement que cela ne sert à rien qu’il s’entête ! Le CPE n’est pas une mesure qui vise à réduire le chômage ; c’est une étape supplémentaire dans la précarisation de l’emploi et la mise à mal du contrat de travail. Le patronat n’en a jamais assez : le CNE, mis en place l’été dernier, concernait les entreprises de moins de 20 salariés ; maintenant, c’est le CPE qui concerne tous les jeunes de moins de 25 ans ; si on les laisse faire, dans quelques semaines, ce sera la mort du CDI : c’est à cela que nous disons non ! Ce que veulent les patrons, ce sont des salariés qui soient dociles, peu payés et mis en concurrence les uns avec les autres ! Le CPE, comme le CNE, c’est tout cela : pouvoir être licencié du jour au lendemain, sans justification ; c’est le retour au patronat de droit divin ! Ils organisent l’insécurité sociale généralisée : nous voulons au contraire des droits collectifs et un droit du travail qui protègent les salariés ! C’est pour cette raison que la bataille contre le CPE nous concerne tous, au delà des générations et des situations professionnelles de chacun et chacune ! Le 18 mars, tous ensemble dans la rue Manifestations dans toute la France !
"Le gouvernement reste sourd à la demande de retrait du CPE qui s’est exprimée le 7 mars dans tout le pays et utilise la force et la violence contre la jeunesse", déclare la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) dans un communiqué diffusé lundi. Pour la fédération, "il prend ainsi le risque d’exacerber les tensions".
La FCPE estime que le Premier ministre "doit comprendre que les jeunes ne peuvent accepter d’être considérés comme des ’salariés Kleenex’ après avoir travaillé dur pour obtenir des diplômes, pas plus que leurs parents qui ont investi financièrement pour les études de leurs enfants".
"Pourquoi cet acharnement ?", s’interroge la FCPE. "Nous doutons que les vrais objectifs soient l’intérêt de la jeunesse".
"Les 14, 16 mars et 18 mars par une mobilisation massive", souligne la fédération "nous dirons à Villepin et Sarkozy notre refus de ce contrat de précarité qui touche de plein fouet tous les jeunes qui entrent sur le marché de l’emploi, et notre attachement au droit d’expression des lycéens et des étudiants, à leur droit de contester et d’agir quand ils craignent pour leur avenir".
La fédération "invite les parents à participer nombreux et à être présents dans le service d’ordre les 14 et 16 mars afin d’éviter les débordements et les provocations visant à discréditer le mouvement, que l’on a connus dans un passé récent".