
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Des milliers de femmes participent au mouvement pour exiger le retrait du CPE : jeunes étudiantes inquiètes pour leur avenir ou mères de famille préoccupées par celui de leurs enfants, salariées connaissant déjà la précarité et craignant que celle-ci soit généralisée.
Hier le CNE, aujourd’hui le CPE, ont des conséquences directes pour les femmes, déjà majoritaires parmi les emplois précaires : plus la précarité augmente, plus nous sommes concernées.
Avec le CPE, tous les verrous existant dans le CDD sautent. L’employeur peut rompre le contrat, sans exprimer de motivation écrite. Les jeunes peuvent enchaîner CPE sur CPE jusqu’à 26 ans. Il interdit toute perspective aux jeunes salariés : comment peut-on vivre décemment, faire des projets, lorsqu’on ignore chaque soir en rentrant chez soi si l’on aura encore du travail le lendemain ? Comment une jeune femme enceinte peut-elle être protégée si on a le droit de la licencier à tout moment ?
Après la révolte des banlieues, reflet du désespoir social de la jeunesse des cités populaires, étouffée par la répression, le gouvernement prétend lutter contre le chômage des jeunes en facilitant leur licenciement pour garantir les profits du patronat.
Présence policière renforcée dans les cités, apprentissage dès l’âge de 14 ans, autorisation du travail de nuit pour les jeunes à partir de 16 ans et CPE pour la jeunesse travailleuse, diplômée ou non, les dernières mesures du gouvernement Villepin-Sarkozy, renforcent l’exploitation des jeunes et généralisent les contrats précaires pour tous. Le CPE
Le « Contrat première embauche », proposé par Villepin, a été adopté par une procédure d’urgence début février par le Parlement (article 49.3). Il s’adresse aux jeunes de moins de 26 ans. C’est un CDI avec une période d’essai de 2 ans qui peut être rompu à tout moment et sans justification de motif écrit. Il s’accompagne de 3 ans d’exonérations de charges patronales
L’ampleur des manifestations montre que le CPE est massivement rejeté dans le pays. Le Gouvernement, par son attitude fermée, provoque la jeunesse, il la réprime et essaye maintenant de la diviser. Mais les jeunes des cités, des lycées et des universités, connaissent déjà la précarité, ils ont tout intérêt à empêcher qu’elle soit légalement généralisée. Nous appelons les femmes à participer massivement à la journée d’action, de grève et de manifestation du 28 mars. Expliquons autour de nous, au travail, dans nos cités, dans nos familles, l’importance de cette journée.
Le NON massif à la Constitution européenne a été un NON majoritaire aux politiques néolibérales, politiques anti-sociales qui font de la concurrence et du profit les lois fondamentales de la société. Le 28 mars toutes et tous ensemble contre la précarité pour exiger le retrait du CPE !
Coordination des Groupes de Femmes « Egalité » Foyer de Grenelle : 17 rue de l’Avre 75015 Paris coorfemmes yahoo.com