
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/336021.FR.php
Le trou d’air des places financières « est sans précédent dans la période de l’après-guerre ». L’économie mondiale « est peut-être à un tournant critique ». Et « une incertitude exceptionnelle plane sur [le] degré de gravité » de la crise globale. Réquisitoire d’Attac ? Non, extraits du rapport (très attendu) publié hier par la BRI, la Banque des règlements internationaux. Un cri d’alarme, en fait, ou un appel à ouvrir enfin les yeux.
Tsunami. Basée à Bâle, la plus ancienne des institutions financières joue le rôle informel de « banque centrale des banques centrales ». Son avis sur les conséquences du tsunami financier des crédits hypothécaires américains (les subprimes) rompt avec le ronron sirupeux des autorités monétaires ou politiques, qui entonnent le mode du : « le plus dur est passé ».
Pour la BRI, il n’en est rien. La contagion à l’économie réelle devrait affaiblir un peu plus encore la croissance et l’inflation se renforcer. La hausse des prix de la zone euro a atteint 4% en juin et la BRI table sur une inflation mondiale de 4,7 % en 2009. De quoi « augurer une phase de repli mondial plus marqué et plus durable que ne semblent l’anticiper les prévisions », note le rapport. Qui en profite pour épingler les vigies des institutions (FMI, OCDE, Banque mondiale) : « Il est tout bonnement improbable que les modèles de prévision classiques continuent à être fiables, pour autant qu’ils l’aient jamais été. »
Mais tout le monde en prend pour son grade. Banques ou intermédiaires véreux, qui se sont bien sûr engouffrés dans le magma des « mutations financières » avec, à l’arrivée, « des prêts de qualité de plus en plus médiocre qui ont été consentis puis cédés à des investisseurs crédules ou bien cupides ». Et l’opacité entretenue p ar les banques, dont les « lacunes dans les procédures de contrôle »sont des cas d’école. La BRI écorche notamment « les orientations accommodantes » des banques centrales (américaine surtout), et d’abord leur injection massive de cash dans les rouages.
Amère. In fine, la BRI préconise une hausse des taux d’intérêt des banques centrales. Et prévient. Il ne faut pas s’attendre à un « retour à la normale rapide et spontané. » Ni rêver à « des solutions faciles et immédiates. » La potion va être amère. Et la digestion longue et douloureuse…