
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
L’éducation ne doit pas être un privilège, mais un droit effectif pour tous. Elle doit donc être nationale et assurée dans une logique de service public. Elle ne doit pas être au service du développement du secteur marchand, mais au service du développement de la société dans son ensemble. De plus en plus, on demande au système scolaire de former les travailleurs, d’adapter chacun aux évolutions du marché du travail. Cela se traduit par la multiplication de formations professionnalisantes répondant aux besoins à court terme des bassins d’emplois locaux. Le rôle de l’éducation n’est pas là. Les enjeux qu’elle porte sont beaucoup plus larges. Elle doit permettre à chacun de développer un esprit critique et indépendant. Son rôle est aussi d’assurer à chacun une insertion professionnelle sécurisée qui lui permette d’envisager son avenir sans inquiétudes. Pour cela, nous devons donner à chacun des bases communes qui puissent servir de garantie et de protection face aux employeurs. Enfin, il faut développer des modes de transmission des savoirs qui soient accessibles à l’ensemble de la population pour permettre une réelle mobilité sociale.
Les dernières réformes de l’Éducation Nationale, la loi Fillon, le LMD, ainsi que la politique mise en œuvre en matière de postes aux concours ne permettre pas de satisfaire à ces exigences. Il faut donc, pour ce qui est de la loi Fillon et du LMD, commencer par les abroger, ou au moins, par rapport au LMD, revenir au cadre national des diplômes, supprimer le supplément au diplôme et la semestrialisation. Et, pour les postes aux concours, il faut non seulement rétablir tous les postes qui ont été supprimés depuis 2002, mais aussi en créer de nouveaux pour améliorer la qualité de l’enseignement donné. D’autre part, il faut revenir sur la réforme du statut de MI/SE et rétablir ce qui existait avant. En matière budgétaire, les fonds qui sont fléchés en direction des établissements privés doivent être réorientés vers le service public d’éducation. De même, prendre sur le budget de la Défense au profit de celui de l’Éducation Nationale. Au niveau de l’enseignement supérieur, de nombreuses choses sont à revoir. Le système d’aide sociale actuel est injuste et obsolète. Il ne permet pas un accès pour tous à l’enseignement supérieur. Les étudiants n’ont pas de réel statut : ils sont pris le cul entre deux chaises en étant soi des enfants à charge, soit des salariés. Avec ce système, les familles aisées sont davantage aidées par la suppression de la demi part fiscale, que les familles en grande difficulté avec le dernier échelon des bourses. La conséquence de tout ça est que : 100 000 étudiants vivent sous le seuil de pauvreté, près d’un étudiant sur deux se salarie pour financer ses études. Le taux de réussite est sérieusement affecté par cette réalité. Il faut donc une refonte totale du système en créant un réel statut étudiant, qu’il soit à l’université, en BTS, en CAP, etc. avec une déclaration autonome dès 18 ans, et en donnant à tout étudiant une allocation d’autonomie d’un montant de 800€ par mois. Ensuite, depuis plusieurs années, les frais d’inscription augmentent, en particulier à cause de l’usage, par les universités, des frais spécifiques. Pour les supprimer, il faut augmenter en conséquence le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. Par ailleurs, il y a un manque cruel de logements étudiants. La pression actuelle sur le parc immobilier fait que les loyers sont hors de prix. D’autre part, les cités universitaires sont dans un état de délabrement inacceptable. Il faut engager un plan d’urgence de rénovation de l’existant et de construction de nouveaux logements étudiants. L’État doit se réengager dans le financement des tickets de restauration universitaire. Enfin, il faut mettre en place la gratuité des transports en commun et le demi tarif dans le domaine de la Culture.