
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
I/ Créons des comités de démocratie participative pour nous permettre de réinvestir des quartiers et communes délaissés. Les partis politiques de gauche ont déserté les quartiers populaires. Alors que durant les trente glorieuses les adhérents PCF et PS militaient dans de multiples associations d’éducation populaire dans les villes, créant par là même du lien social, ils ne viennent plus qu’au moment des élections pour distribuer les tracts électoraux. Aujourd’hui les cités sont des terrains qui sont occupés par quelques associations qui résistent difficilement Il faut que la gauche en général, réinvestisse les quartiers, tous les quartiers et que les militant-e-s socialistes, communistes, verts, alternatifs et révolutionnaires renforcent les associations, les syndicats,... dans le cadre du respect de leur indépendance mais en agissant pour qu’il-elle-s se reinvestissent dans les mouvements de transformation sociale. Ce militantisme de proximité n’est pas uniquement une obligation afin que les municipalités de gauche restent à gauche. Seul un travail en profondeur de travail d’éducation et de mobilisation de toute la population et notamment de ceux qui vivent l’exclusion sociale peut contribuer à construire un rapport de force de classe préparant les luttes de demain. Des comités unitaires permanents de propositions et d’élaborations de politiques sociales et économiques représentatifs des aspirations et des revendications des populations de quartiers, de communes,... relancera le processus démocratique et participatif d’un vaste mouvement unitaire de la gauche .
II/ La forme comme le fond doivent etre respectés et réfléter la diversité d’une stratégie unitaire “légitime” dans la mise en place de comités permanents locaux démocratiques et participatifs. II-a/ Sur la forme des comités de “democratie participative” : Nous devons respecter l’indépendance et le fonctionnement démocratique de ces comités. Afin, de favoriser l’expression libre des citoyens et la participation des associations, des syndicats,... qui tiennent à leur indépendance, mais souhaitent questionner et influencer les élus, et la vie politique locale. Ainsi, malgré les divisions existantes, nous pouvons organiser localement des “débats participatifs” qui rassemblent sur des sujets délaissés par nos élus mais majoritairement soutenus par l’opinion publique et les mouvements anti-libéraux : : cf : les collectifs ( www.democraties-participatives.org/spip.php ?article82 ) d’initiatives pour une democratie participative qui ont organisé pendant la campagne législative des débats : sur des thèmes porteurs : – Démantelement des services publics : l’exemple de l’énergie- avec des invités ; Pierre Carassus ( Candidat pour les législatives, secrétaire du mouvement MARS -gauche républicaine soutenu uniquement par le PC, il aurait pu bénéficier dans un cadre unitaire de rassemblement des anti-libéraux d’un accés mécanique au second tour des législatives) et comme deuxième invitée l’association ATTAC 77sud ( Attac, ne présente et ne soutient aucun candidat durant ces élections législatives. Néanmoins, fidèle à sa mission d’éducation populaire, elle souhaite interpeller les candidats et les citoyens). Si on évalue la moyenne de toutes ces candidatures issues de la dynamique des collectifs unitaires à gauche du PS, on arrive à une moyenne nationale de 4,02%. Nous pouvons imaginer ce que cela représente en termes de conseillers aux municipales de 2008, surtout si la dynamique unitaire s’amplifie face à des appareils de parti en crise et si nous sommes à l’initiative des comités de démocratie participative dans l’ensemble des 36 472 communes de France. Pour comparaison, le PCF fait en moyenne 4,2% (en incluant les scores des députés sortants) et les Verts 3,1% .
II-b/Sur le fond, les comités de “democratie participative” : doivent pouvoir s’emanciper de la représentation médiatiser de l’organisation de débats participatifs de la campagne présidentielle de Ségolène Royale. pour donner un sens concret à la démocratie participative, il devient nécessaire de se ré-approprier l’initiative, en créant des comités de propositions et d’élaborations de politiques sociales et économiques. De redonner la parole aux populations qui ne se retrouvent plus dans les différentes composantes politiques qui ont déçus en n’appliquant pas leurs promesses électorales. De répondre concrètement aux demandes légitimes des administré-e-s comme de faire appliquer leur droit d’obtenir un emploi stable et rémunérateur, un logement, un service public pour tous..... De rassembler et exprimer les nombreuses aspirations et réalisations directes des citoyens. La démocratie participative dont les premières applications médiatisées ont été introduites en région Poitou-Charentes devrait représenter un lieu de rassemblement des initiatives individuelles et collectives, un lieu de collecte des cahiers de doléances... De nombreux exemples de démocraties participatives peuvent être apportés au niveau local, départemental, régional, national... Mais, comme José Bové dans son nouveau livre "candidat rebelle", nous devrions poser la question de quelle démocratie participative parlons-nous ? « La question principale que posent les conseils de quartiers (et plus largement les dispositifs de démocratie participative) est celle de l’acceptation par les élu-e-s de la remise en cause du caractère absolu de leur pouvoir. La démocratie participative ne peut en effet avoir d’intérêt que si elle s’inscrit dans une démarche de co-élaboration entre élu-e-s et citoyen-ne-s, sans la prise en compte du fait que chacun est porteur d’une expertise. Partant de ce principe, les instances de démocratie participative, à condition qu’elles soient ouvertes et accessibles, doivent se généraliser à toutes les échelles administratives ».
Conclusion : La démocratie participative à notre époque n’est donc pas à reduire à une démocratie élective. La légitimité de l’existence de comités de démocratie participative s’exprime dans les textes de loi, mais aussi dans la parole de l’ensemble des candidat-e-s des présidentielle 2007 qui engagent par extension les grands partis. La signature par Nicolas Sarkozy du pacte écologique de Nicolas Hulot nous fourni un chèque en blanc et légitime notre action pour dénoncer et imposer l’application d’un contrat, d’un pacte dont la proposition N°4 (immédiatement applicable dès l’entrée en fonction du président de la république) est de “systématiser les procédures de démocratie participative”. S’emparer de cette stratégie unitaire, d’élaboration d’une politique anti-libérale et alternative par l’intermédiaire de comités de bases démocratiques et participatifs, c’est redonner un sens à notre combat et permettre le regroupement de la mouvance « alternative », tout en répondant aux besoins organisationnels des prochaines échéances électorales.
Pour soutenir cette contribution ou connaître les signataires : http://www.democraties-participatives.org/spip.php ?article83