
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Les anti-CPE se fixent de nouveaux rendez-vous Le collectif d’organisations de jeunes contre le contrat première embauche appelle à des journées d’action.Le 23 février, des milliers de jeunes ont manifesté dans une vingtaine de villes, ils le feront à nouveau mardi 28 février, bloquent des facs, multiplient les AG, sont en liaison avec les lycéens et préparent le grand RV du mardi 7 mars
Une vingtaine de mouvements de jeunesse regroupés au sein d’un collectif unitaire -parmi lesquels les principaux syndicats lycéens et étudiants- appellent à poursuivre la mobilisation pour le retrait du contrat première embauche (CPE).
"Tout comme le vote à l’Assemblée nationale, celui du Sénat ne sera pas une date butoir. A l’exemple du CIP retiré après vote de la loi (en 1994, NDLR), la mobilisation continuera jusqu’au retrait du CPE. Au soir du 23 février, le collectif se réunira pour envisager les suites du mouvement", conclut le communiqué. Par ailleurs, une assemblée générale de la coordination nationale étudiante est prévue samedi après-midi à l’université de Rennes-2 en présence de délégués venus de la plupart des facultés de France.
Une grande journée nationale de manifestations pour le retrait du CPE est prévue le 7 mars prochain -date à laquelle la rentrée aura eu lieu dans toute la France-
• En juin dernier, la droite a imposé le CNE (contrat nouvelle embauche) aux salariés des entreprises de moins de 20 salariés. • En février, elle veut étendre ce dispositif à tous les jeunes de moins de 26 ans. • Dans quelques mois, si un coup d’arrêt n’est pas marqué maintenant, la droite imposera son projet complet : le démantèlement du code du travail avec la disparition du CDI.
Depuis plusieurs semaines, partout en France, jeunes, lycéens, étudiants et salariés se sont retrouvés pour exiger le retrait du CPE. Ensemble, amplifions ce mouvement.
Nous exigeons le retrait du CPE. Pourquoi ?
Un Contrat Précarité Exclusion
Le CPE institutionnalise le travailleur jetable : à tout moment, les jeunes pourront être licenciés.
Le CPE donne un permis de licencier à volonté à l’employeur qui n’est même plus obligé de motiver le renvoi de son jeune salarié.
LE CPE n’exige aucune garantie des patrons qui pourront licencier, remplacer un jeune en CPE par un autre jeune en CPE et continuer de bénéficier des exonérations de charges.
Le CPE ne donne même pas droit au versement d’une prime de précarité
Le CPE ne s’applique pas uniquement à la première embauche. Un-e jeune pourra passer de CPE en CPE.
Un contrat sans avenir
Le CPE interdit toute construction d’un projet d’avenir
En bradant les jeunes sur le marché du travail, le CPE organise la concurrence entre les générations.
Un contrat sans emploi
Le CPE ne créera aucun emploi supplémentaire. On l’a vu avec le CNE, vraie aubaine pour les patrons, ceux qui ont signé un CNE auraient de toute façon recruté.
En revanche avec le CPE, tous les jeunes de moins de 26 ans seront potentiellement précaires, y compris ceux qui auraient été embauchés en CDI.
On ne crée pas de l’emploi en fragilisant les salariés, en précarisant la jeunesse, en remettant en cause les droits acquis des salariés (CPE, travail de nuit des mineurs, apprentissage à 14 ans, directive Bolkestein, remise en cause des droits des étrangers, etc.).
Ensemble, il nous faut riposter à la politique de la droite.
Contre la politique de précarisation de l’emploi menée par le gouvernement, contre le CPE, pour exiger le retrait de cette réforme antisociale, signez cette pétition.
Portée par des centaines de milliers de citoyen(e)s, elle obligera le Parlement à en débattre à nouveau.
Nous exigeons du gouvernement le retrait du « contrat première embauche » qui aurait, s’il était mis en œuvre, pour conséquence de :
Aggraver la précarisation de l’emploi des jeunes : avec ce contrat, les jeunes embauchés seraient soumis à une période d’essai de deux ans, pendant laquelle ils pourraient être licenciés immédiatement et sans motif. Avec ce CPE, impossible de se projeter dans l’avenir, de se construire une vie autonome, notamment d’accéder au logement…
N’apporte aucune garantie de formation pour les jeunes.
Il ne créera aucun emploi supplémentaire, par contre, tout jeune qui aurait du avoir un CDI se retrouvera avec un CPE.
Ce contrat, après le CNE, est une nouvelle étape de la politique de la droite et du MEDEF qui remet en cause le droit du travail.