
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
LEMONDE.FR avec AFP • Mis à jour le 06.05.08 | 20h57
Le gouvernement a donné, mardi 6 mai, le coup d’envoi de la renégociation de l’assurance chômage, en recevant à Bercy le patronat et les syndicats pour leur exposer son scénario sur l’offre "raisonnable" d’emploi. A l’issue de la réunion, le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, a déclaré que le gouvernement allait déposer "un projet de loi d’ici à la fin de la session parlementaire" sur l’indemnisation des chômeurs et la limitation des offres d’emploi qui leur sont faites.
Cette nouvelle législation coercitive, l’offre "raisonnable" d’emploi, prévoit des sanctions progressives, sur un an, pour les chômeurs qui ne donneraient pas suite, à deux reprises, à des offres d’emploi de l’ANPE. Le système deviendrait progressivement plus sévère par palier (3, 6 et 12 mois). Laurent Wauquiez a fait valoir que les syndicats, saisis de cette question dès 2003, n’étaient pas parvenus à s’entendre sur cette question. "C’est donc au gouvernement de prendre ses responsabilités", a-t-il ajouté.
"STOP AU MATRAQUAGE DES PRIVÉS D’EMPLOI"
Les syndicats, eux, ne l’entendent pas de cette oreille. En arrivant à la réunion, ils ont tous demandé à la ministre de l’économie, Christine Lagarde, de faire marche arrière et de "laisser négocier" les partenaires sociaux. "Stop au matraquage des privés d’emploi", a lancé le comité CGT-Chômeurs. "Rigide, inadapté, injuste", c’est en ces termes qu’Annie Thomas, vice-présidente CFDT de l’Unedic, a qualifié le projet du gouvernement, accusant celui-ci de "polluer le débat avec cette question pour faire plaisir à l’électorat de droite". "Ce n’est pas une proposition librement débattue", a-t-elle ajouté sur BFM mardi 6 mai, "c’est une proposition très idéologique qui ne tient absolument pas compte de la réalité du monde du travail, ni des personnes".
Solidaires (SUD), qui comme l’UNSA n’était pas convié à la réunion, a dénoncé une "nouvelle offensive anti-sociale du gouvernement". De son côté, Force ouvrière (FO) a dénoncé "la tactique du boa constrictor qui consiste, pour le gouvernement, à nous embrasser pour mieux nous étouffer, ça commence à bien faire !". Maurad Rabhi, de la CGT, a rappelé le précédent des réformes du marché du travail en Allemagne, où les chômeurs se sont vu contraints d’accepter des emplois précaires. "Le gouvernement veut accroître les travailleurs pauvres pour diminuer le chômage et ce n’est pas acceptable", a-t-il dit.
Pour la CFE-CGC (cadres), "le gouvernement met la charrue avant les bœufs en réfléchissant à la manière d’imposer des emplois aux gens, sans réfléchir à la manière de les accompagner". "Il y a 3,5 millions de demandeurs d’emploi potentiellement indemnisables et il faut donner au service public le moyen de leur accompagnement", a renchéri Gaby Bonnand, de la CFDT, avant l’ouverture de la table ronde. "Les fraudes, c’est marginal, or c’est là-dessus que le gouvernement voudrait qu’on concentre toute notre énergie".
Quant au patronat, il reste sur ses positions. "Nous aurions tous envie de mieux indemniser ! Mais avec quel argent ? Qui paie ? Il faut rester raisonnable. Plus on indemnisera, moins il y aura de salariés pour prendre les emplois vacants", a déclaré Jean-François Roubaud (CGPME) au Figaro.
François Fillon veut "sortir du carcan des 35 heures"
L’objectif de "la libération du travail" engagée par le gouvernement "est de sortir définitivement du carcan des 35 heures". C’est ce qu’a déclaré François Fillon, mardi 6 mai, à l’Assemblée nationale. Le chef du gouvernement a estimé que la défiscalisation des heures supplémentaires "est le signe d’un changement profond dans notre pays". "Car qui aujourd’hui parle encore de RTT, de diminution du temps de travail, de partage du temps de travail comme une solution de l’économie française ?", a-t-il insisté. – (avec AFP)