
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Alors que les doctes spécialistes qui nous promettaient il y peu une mondialisation heureuse nous annoncent aujourd’hui l’imminence d’une crise aussi grave, et peut-être même pire que celle des années trente, les gauches, y compris les mouvements se réclamant du communisme, et les altermondialistes continuent leur bavardage désordonné sur tous les sujets. Le rique est grand, y compris dans la construction d’un nouveau parti anti-capitaliste, de persister dans la voie de l’inefficacité qui est, finalement, la caractéristique essentielle de notre action politique depuis au moins un quart de siècle.
Les capitalistes, eux, ne craignent pas de recourir aux méthodes les plus audacieuses et radicales, quitte à jeter aux orties les principes du libéralisme.
Depuis l’été 2007, les institutions publiques que sont les banques centrales, et notamment la Banque Centrale Européenne, ont injecté des centaines de milliards de dollars dans le circuit bancaire afin de le sauver de l’effondrement total, et ont ainsi favorisé le développement d’une inflation qui est et sera supportée par les salariés.
Le très libéral gouvernement britannique a nationalisé la banque Northern Rock et des fonds souverains, donc appartenant à des états, arabes ou asiatiques ont pris des participations dans le capital de plusieurs banques de la très libérale Amérique.
Les salariés, pour leur part, ont et vont encore payer plusieurs fois : les banques ont travaillé, et ont donc enrichi leurs actionnaires, avec notre argent, et , par le biais de l’inflation, nous allons payer leur sauvetage à chaque fois que nous passerons à la caisse au supermarché !
Nous avons payé les banques : nous avons donc le droit de dire que nous en sommes propriétaires !
Les sommes colossales injectées par la puissance publique (B.C.E.) dans le circuit bancaire dépassant de très loin la valeur des établissements bancaires,lesquels au demeurant ne vaudront plus grand chose si la crise perdure, la collectivité, représentée par l’Union Européenne, a le droit de s’en dire propriétaire.
Pour assurer un financement sain des entreprises, à un coût bien inférieur à celui exigé par les spéculateurs en bourse, il est indispensable de transformer les banques en un service public de financement de l’économie.
La nationalisation, ou mieux l’européanisation des banques doit être un objectif prioritaire des anti-capitalistes, bien avant les bavardages stériles sur des mesurettes qui ne seraient que des cataplasmes sur la jambe de bois d’un capitalisme financier en faillite.