
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
LE MONDE | 02.02.08 | 13h37 • Mis à jour le 02.02.08 | 13h37
Deux jours avant le vote des parlementaires à Versailles, samedi 2 février, le Comité national pour un référendum, qui rassemble tous les partisans d’une nouvelle consultation populaire sur le traité de Lisbonne, organise un meeting à la Halle Carpentier, à Paris. Lundi 4 février, une autre initiative, plus festive, est prévue devant le château de Versailles.
Voici trois mois qu’ils essaient de relancer une mobilisation digne de l’anniversaire du non, vainqueur au référendum du 29 mai 2005. En vain. Le cœur n’y est plus et les divisions ont pris le dessus. La valse-hésitation du Parti socialiste, oscillant entre abstention et non-participation au vote, n’a pas aidé à clarifier les enjeux de cette dernière bataille. "Notre principal adversaire, c’est le silence. Mais les Français finiront par s’apercevoir qu’ils sont régis par un traité qu’ils ont rejeté et pourraient réagir avec colère", assure François Delapierre, bras droit du sénateur PS Jean-Luc Mélenchon. "On affiche un front, mais on n’a pas réussi à faire bouger les choses", reconnaît Jean-Marc Bouvet, responsable de la communication au PCF.
CACOPHONIE
Les partisans d’un nouveau référendum font comme s’il était encore possible de persuader deux cinquièmes des parlementaires de voter non à Versailles. "On a cherché à organiser une initiative forte, rassembleuse, pour montrer que nous ne renoncions pas", explique Pierre Khalfa, porte-parole de l’union syndicale Solidaires.
Mais c’est dans une certaine cacophonie que les adversaires du traité se rassemblent. Pas moins de vingt-neuf intervenants sont prévus pour fustiger le "déni de démocratie", samedi. "C’est largement unitaire", ironise M. Khalfa. Sont attendus M. Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement (MRC), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Francine Bavay (Verts) ou José Bové, mais aussi les socialistes Marc Dolez, Gérard Filoche et Paul Quilès.
Lundi, l’éventail sera moins large : socialistes, communistes et chevènementistes ont préféré s’abstenir. Le rassemblement festif a été imaginé par une poignée de militants d’Attac, de collectifs antilibéraux et du site Internet Bellaciao, pour "ne pas laisser les parlementaires voter sans rien dire", explique Maël Theulière, de la direction d’Attac.
Après un "pique-nique manifestation" avec la Confédération paysanne, les participants ont prévu de se bâillonner à 16 heures, au moment du vote.
Sylvia Zappi Article paru dans l’édition du 03.02.08