
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Témoignages sur des arrestations musclées le 4 avril Plusieurs personnes ont fait part à « Libération » d’arrestations abusives à Pigalle, après la manifestation.
Par Gilles Wallon jeudi 06 avril 2006
Le soir du mardi 4 avril, après la manifestation parisienne anti CPE, une série d’arrestations abusives aurait eu lieu dans le quartier de Pigalle (18eme arrondissement). C’est ce que laisse penser une série de témoignages spontanés envoyés à Libération, par des lycéens, des étudiants, ou des personnes rentrant simplement du travail et interpellées dès la sortie du métro. Audrey, une étudiante, raconte la soirée : « Avec des lycéens et des étudiants, on s’était donné rendez vous à vingt heures, à Pigalle. On avait tracté pendant la manif pour annoncer le point de réunion. » L’idée était de faire une réunion spontanée similaire à celle de vendredi dernier, pendant laquelle, après le discours télévisé de Jacques Chirac, plusieurs milliers de jeunes avaient défilé dans la capitale, de 20 heures à 3 heures 30 du matin. « A vingt heures, on était une centaine de personnes, poursuit Audrey. On s’est mis en marche, direction la Bourse du Travail (près de la place de la République, ndlr). Peu après le départ, des flics sont sortis de nulle part, qui ont bloqué toutes les rues. Ils ont encerclé une cinquantaine de personnes. » Un autre groupe de policiers s’installe à la sortie du métro. « C’est ça qui est hallucinant : ils ont interpellé des gens qui rentraient simplement chez eux, qui sortaient du boulot, qui n’avaient rien à voir avec ça. » Aurélie est de ceux-là. Pour prendre une ligne de métro correspondante et regagner son domicile, elle devait sortir, traverser une rue. Il est 20 heures trente. « A la sortie du métro, une centaine d’hommes en uniformes sont postés sur le boulevard Clichy (et les rues avoisinantes) », écrit cette « citoyenne ordinaire » dans un mail à Libération. « Je me vois refuser l’acès à la ligne 12 du métro par un CRS, puis deux, sans aucune explication. Nous sommes une quarantaine dans la même situation, encerclées par les forces de police. Une heure après commmencent les interpellations. » Son tour arrive à 22 heures 30. Un CRS la conduit derrière un barrage, la fouille, vérifie ses papiers, la fait monter dans un fourgon, avec onze autres personnes : direction le commisssariat du 6ème arrondissement. Après une heure d’attente dans le fourgon, elle rencontre le commissaire pour établir une main courante. « Je suis rentrée chez moi à 0h45. » Aurélie résume son histoire : « Quatre fourgons de police ont arrêté des « participants à une manifestation non déclarée »-ce que j’ai appris à l’intérieur du fourgon. Mes « camarades » et moi faisons partie des chiffres communiqués par notre ministère de l’Intérieur. Pour avoir discuté avec eux, je n’étais pas la seule à m’être trouvée là au mauvais moment, et il n’y avait chez aucun d’entre eux une volonté de troubler l’ordre public. Nous étions 40 sur les 301 personnes interpellées ce soir à Paris. »
http://www.liberation.fr/page.php ?Article=372972