
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Allemagne . Le Parti de gauche tient congrès ce week-end sur fond de difficultés quant au processus d’agrégation de l’ex-PDS et de la WASG (dissidence du SPD).
Berlin,
correspondance particulière.
Depuis la mise en place du nouveau Parlement allemand, le Parti de gauche ou « Linkspartei » d’Oskar Lafontaine et de Gregor Gysi doit surmonter nombre de difficultés. Il y a d’abord eu cet ostracisme d’une autre époque dont a été victime son président, Lothar Bisky, une majorité de députés lui refusant l’accès au siège de la vice-présidence auquel a droit traditionnellement, selon un accord tacite, tout parti ayant un groupe parlementaire. Puis, dans le même genre de tracasserie, il fut, en référence aux normes administratives du Bundestag, impossible pour le Linkspartei d’obtenir deux sièges au premier rang pour ses deux célèbres chefs de groupe. Autrement dit : la percée du parti de gauche (arrivé en quatrième position devant les Verts avec 8,7 % des suffrages le 18 septembre dernier), et qui se présente comme une « alternative aux partis de l’agenda 2010 », n’est toujours pas digérée par les autres formations effectivement très consensuelles sur les dossiers économiques et sociaux.
Au Parti de gauche qui tient son congrès ce week-end à Dresde, on est bien déterminé à embrayer concrètement avec le processus de fusion de l’ex-PDS et de la WASG (parti formé par des syndicalistes, des militants dissidents du SPD et quelques altermondialistes). Mardi dernier, les dirigeants de la WASG, Klaus Ernst, et du Linkspartei [PDS], Lothar Bisky, ont ainsi signé un accord cadre sur ce thème qui prévoit un achèvement de la constitution effective du nouveau parti d’ici à juin 2007. Lothar Bisky s’est permis d’adresser une critique indirecte aux militants qui, dans les deux partis, traînent encore des pieds, voire se montrent des plus récalcitrants : « Il ne faut pas se montrer narcissique mais plutôt voir plus loin que le bout de son nez pour donner toutes les chances à la gauche. »
En effet, si l’accord des deux formations sur la bataille contre la politique antisociale annoncée par la grande coalition CDU-SPD, ainsi que l’agenda 2010 de l’ex-chancelier Schröder ou sa réforme du marché du travail Hartz IV est évident, il existe localement quelques contradictions qui tendent les relations entre les militants alliés. C’est le cas notamment dans certains Länder (États régionaux) de l’Est.
Le Linkspartei rencontrera encore certainement bien des difficultés car il n’est d’accouchement sans douleurs !
Nos voisins allemands ont quand même une longueur d’avance sur nous ne serait ce que du fait de leur calendrier électoral.
Ceci dit la voie est tracée : Les conservateurs libéraux et les socio libéraux d’un coté et... la gauche antilibérale de l’autre. C’est sans doute cette formule politique qui sera la clef du changement si changement il doit y avoir. Les dirigeants des partis de gauche en France devraient y réfléchir avant de tenter de ressortir du placard les vieilles alliances auquelles personnes ne croit plus.
PM