
La charte est publiée dans ce chapitre du site en plusieurs parties.
Introduction
Faire face à l’offensive libérale
Contrer l’offensive libérale
Construire une alternative
1 – Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
2 – Installer un socle de droits individuels et collectifs
3 – Réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes
4 – Reconquérir les services publics et élargir l’appropriation sociale
5 – Refonder les politiques publiques et dégager les moyens d’une alternative
6 – Assurer un renouveau démocratique
7 – Initier un nouveau type de développement
8 – Construire une autre Europe dans un autre Monde
Dans la reconstruction que nous proposons, la dynamique démocratique n’est pas un supplément d’âme. C’est une rupture démocratique que nous entendons promouvoir. Face aux choix dictés par une minorité qui détient tous les leviers de commande, il faut replacer la souveraineté populaire au centre de notre projet démocratique.
Cela passe par la mise en place d’une autre République, d’une Sixième République instaurant un nouveau système politique, d’une République démocratique et sociale, représentative et participative, laïque et émancipatrice. Elle ne doit pas être décidée par en haut : son architecture devra faire l’objet d’un vaste débat national, suivi de l’élection au suffrage universel d’une Constituante, puis d’un vote par référendum.
Cette reconstruction implique d’abord la remise en cause de la monarchie présidentielle et de l’élection du chef de l’État au suffrage universel, la subordination de l’exécutif à l’Assemblée nationale, la généralisation de la proportionnelle, la suppression du Sénat actuel, la désignation par le suffrage populaire des instances décisionnelles, la limitation drastique des autorités prétendues indépendantes qui échappent à la souveraineté populaire.
La souveraineté populaire sera également renforcée par la parité ainsi que par le non-cumul et la limitation du renouvellement de chaque type de mandat. Un statut de l’élu lui garantissant ses droits sociaux et professionnels en fin de mandat sera en revanche créé. Des mécanismes seront instaurés afin de permettre la révocation d’élus coupables d’abus, de corruption ou de manquement grave aux principes démocratiques.
L’égalité de tous sur le territoire sera restauré : la nécessaire décentralisation ne doit être ni le cheval de Troie des inégalités sociales, fiscales et autres, ni le cadre d’une nouvelle féodalisation des territoires et des pouvoirs. Les lois de décentralisation Raffarin seront abrogées. L’organisation territoriale du pays devra être totalement repensée. Un débat sera organisé sur la répartition des responsabilités entre les différents niveaux territoriaux. Des missions essentielles doivent relever de l’échelon national, d’autres compétences revenir aux collectivités dans le respect des principes d’égalité, de service public, de péréquation fiscale et de transparence des procédures de décision.
L’exercice de la citoyenneté sera étendu et les pouvoirs directs des citoyens seront considérablement élargis, avec des droits d’initiative et de contrôle ; la généralisation de la démocratie participative viendra compléter la démocratie représentative. Le référendum d’initiative populaire sera instauré. Les associations, maillon irremplaçable du tissu social, de la démocratie et de l’éducation populaire, bénéficieront des moyens permettant leur fonctionnement indépendant.
Dans la perspective d’une démocratie sociale, de nouveaux droits dans l’entreprise doivent établir en tout domaine la possibilité d’intervention des salariés, de leurs institutions et de leurs organisations. Le système actuel de représentativité syndicale doit être revu afin de permettre aux salariés d’être représentés par les syndicats de leur choix. Cela passe également par l’extension des droits du comité d’entreprise, avec notamment l’instauration d’un droit de veto sur toute disposition contrevenant aux droits fondamentaux des salariés, et son adaptation dans les entreprises de moins de 50 salariés. Le Code du travail devra intégrer le meilleur des conventions collectives de branche et des accords d’entreprise afin de faire converger par le haut les droits des travailleurs. De la même façon, dans les trois fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), les droits des institutions représentatives des personnels seront étendus.
En ce qui concerne les élections locales et européennes, les droits démocratiques, déjà accordés aux citoyens européens, seront étendus immédiatement aux autres résidents étrangers. Nous sommes également pour l’extension de la citoyenneté permettant le droit de vote à toutes les élections. Les modalités en restent à définir : droit de vote donné automatiquement aux résidents ou acquisition de la nationalité par ceux-ci.
Le droit à l’information et le droit d’informer, le pluralisme des courants d’opinion, la diversité des composantes du peuple et le débat contradictoire doivent être garantis par la Constitution, rendus effectifs par un service public de l’audiovisuel démocratisé, financés par l’accroissement des ressources publiques, et favorisés par l’essor de média associatifs libérés des contraintes publicitaires.
On ne peut dissocier la question de la démocratie en France de celle de la construction d’une Union européenne qui est souvent un moyen de s’abstraire de tout contrôle populaire. Devra notamment être garanti dans notre Constitution le droit imprescriptible du peuple de refuser une loi ou des règles européennes au moyen du suffrage universel direct.
*I/ Créons des comités de démocratie participative pour nous permettre de réinvestir des quartiers et communes délaissés. *
Les partis politiques de gauche ont déserté les quartiers populaires.
Alors que durant les trente glorieuses les adhérents PCF et PS militaient dans de multiples associations d’éducation populaire dans les villes, créant par là même du lien social, ils ne viennent plus qu’au moment des élections pour distribuer les tracts électoraux.
Aujourd’hui les cités sont des terrains qui sont occupés par quelques associations qui résistent difficilement
Il faut que la gauche en général, réinvestisse les quartiers, tous les quartiers et que les militant-e-s socialistes, communistes, verts, alternatifs et révolutionnaires renforcent les associations, les syndicats,... dans le cadre du respect de leur indépendance mais en agissant pour qu’il-elle-s se reinvestissent dans les mouvements de transformation sociale.
Ce militantisme de proximité n’est pas uniquement une obligation afin que les municipalités de gauche restent à gauche.
Seul un travail en profondeur de travail d’éducation et de mobilisation de toute la population et notamment de ceux qui vivent l’exclusion sociale peut contribuer à construire un rapport de force de classe préparant les luttes de demain. Des comités unitaires permanents de propositions et d’élaborations de politiques sociales et économiques représentatifs des aspirations et des revendications des populations de quartiers, de communes,... relancera le processus démocratique et participatif d’un vaste mouvement unitaire de la gauche .
*II/ La forme comme le fond doivent etre respectés et réfléter la diversité d’une stratégie unitaire “légitime”* dans la mise en place de comités permanents locaux démocratiques et participatifs.
*II-a/ Sur la forme des comités de “democratie participative” :*
Nous devons respecter l’indépendance et le fonctionnement démocratique de ces comités. Afin, de favoriser l’expression libre des citoyens et la participation des associations, des syndicats,... qui tiennent à leur indépendance, mais souhaitent questionner et influencer les élus, et la vie politique locale. Ainsi, malgré les divisions existantes, nous pouvons organiser localement des “débats participatifs” qui rassemblent sur des sujets délaissés par nos élus mais majoritairement soutenus par l’opinion publique et les mouvements anti-libéraux : : cf : les collectifs ( _www.democraties-participatives.org/spip.php ?article82 d’initiatives pour une democratie participative qui ont organisé pendant la campagne législative des débats : sur des thèmes porteurs : – Démantelement des services publics : l’exemple de l’énergie- avec des invités ; Pierre Carassus ( Candidat pour les législatives, secrétaire du mouvement MARS -gauche républicaine soutenu uniquement par le PC, il aurait pu bénéficier dans un cadre unitaire de rassemblement des anti-libéraux d’un accés mécanique au second tour des législatives) et comme deuxième invitée l’association ATTAC 77sud ( /Attac, ne présente et ne soutient aucun candidat durant ces élections législatives. //Néanmoins, fidèle à sa mission d’éducation populaire, elle souhaite interpeller les candidats et les citoyens)./
Si on évalue la moyenne de toutes ces candidatures issues de la dynamique des collectifs unitaires à gauche du PS, on arrive à une moyenne nationale de 4,02%. Nous pouvons imaginer ce que cela représente en termes de conseillers aux municipales de 2008, surtout si la dynamique unitaire s’amplifie face à des appareils de parti en crise et si nous sommes à l’initiative des comités de démocratie participative dans l’ensemble des 36 472 communes de France.
Pour comparaison, le PCF fait en moyenne 4,2% (en incluant les scores des députés sortants) et les Verts 3,1% .
*II-b/Sur le fond, les comités de “democratie participative” :*
doivent pouvoir s’emanciper de la représentation médiatiser de l’organisation de débats participatifs de la campagne présidentielle de Ségolène Royale. pour donner un sens concret à la démocratie participative, il devient nécessaire de se ré-approprier l’initiative, en créant des comités de propositions et d’élaborations de politiques sociales et économiques.
De redonner la parole aux populations qui ne se retrouvent plus dans les différentes composantes politiques qui ont déçus en n’appliquant pas leurs promesses électorales.
De répondre concrètement aux demandes légitimes des administré-e-s comme de faire appliquer leur droit d’obtenir un emploi stable et rémunérateur, un logement, un service public pour tous.....
De rassembler et exprimer les nombreuses aspirations et réalisations directes des citoyens.
La démocratie participative dont les premières applications médiatisées ont été introduites en région Poitou-Charentes devrait représenter un lieu de rassemblement des initiatives individuelles et collectives, un lieu de collecte des cahiers de doléances... De nombreux exemples de démocraties participatives peuvent être apportés au niveau local, départemental, régional, national...
Mais, comme José Bové dans son nouveau livre "candidat rebelle", nous devrions poser la question de quelle démocratie participative parlons-nous ?
« /La question principale que posent les conseils de quartiers (et plus largement les dispositifs de démocratie participative) est celle de l’acceptation par les élu-e-s de la remise en cause du caractère absolu de leur pouvoir. La démocratie participative ne peut en effet avoir d’intérêt que si elle s’inscrit dans une démarche de co-élaboration entre élu-e-s et citoyen-ne-s, sans la prise en compte du fait que chacun est porteur d’une expertise. Partant de ce principe, les instances de démocratie participative, à condition qu’elles soient ouvertes et accessibles, doivent se généraliser à toutes les échelles administratives/ ».
*Conclusion : La démocratie participative à notre époque n’est donc pas à reduire à une démocratie élective.*
La légitimité de l’existence de comités de démocratie participative s’exprime dans les textes de loi, mais aussi dans la parole de l’ensemble des candidat-e-s des présidentielle 2007 qui engagent par extension les grands partis. La signature par Nicolas Sarkozy du pacte écologique de Nicolas Hulot nous fourni un chèque en blanc et légitime notre action pour dénoncer et imposer l’application d’un contrat, d’un pacte dont la proposition N°4 (immédiatement applicable dès l’entrée en fonction du président de la république) est de “systématiser les procédures de démocratie participative”.
S’emparer de cette stratégie unitaire, d’élaboration d’une politique anti-libérale et alternative par l’intermédiaire de comités de bases démocratiques et participatifs, c’est redonner un sens à notre combat et permettre le regroupement de la mouvance « alternative », tout en répondant aux besoins organisationnels des prochaines échéances électorales.
Pour soutenir cette contribution ou connaître les signataires :
http://www.democraties-participatives.org/spip.php ?article83
Pour le renouveau démocratique ? une action citoyenne ; soutenir LE PACTE DEMOCRATIQUE POUR 2007
Il y a le pacte écologique de Hulot, la Charte du canal Saint Martin , répondant à des urgences, qui ont reçu un écho formidable, mais pour lesquelles le président ne peut agir seul.
En revanche, il y a aussi une crise démocratique profonde et pour laquelle le Président, qui sera élu, aura la légitimité, la capacité et la responsabilité personnelles d’agir par l’article 11 de la constitution pour rénover la démocratie, pour peu qu’il se soit engagé en tant que candidat.
D’où la proposition DE PACTE DEMOCRATIQUE PRESIDENTIEL DE 2007 ;
Le pacte démocratique est un contrat que passe le candidat aux présidentielles avec ses électeurs. C’est un engagement solennel qui porte sur 3 objectifs.
Les trois Objectifs du Pacte
01- Obtenir, dans la première année de mandat du nouveau Président élu en 2007, l’organisation d’un référendum institutionnel par l’article 11 de la constitution, précédé d’un débat citoyen transparent et responsable.
02 - Promouvoir dans cet esprit de clarté démocratique un référendum selon les modalités du « référendum à options. » afin de permettre un vrai choix constructif et éviter le détournement du référendum en un plébiscite sur la personne du président.
03 - Afficher des orientations, des questionnements et approches lors du débat démocratique préalable au référendum.
Informations complémentaires ; http://changerlarepublique.over-blog.com/)
BONJOUR,
APRES déjà 6 alternances et probablement une 7ème à venir,il n’y a qu’un moyen démocratique d’obtenir des changements dans ce pays c’est de disposer du référendum d’initiative populaire ou citoyenne pour que les citoyens puissent enfin proposer directement au Peuple devenu "le Souverain", soit d’abroger tout ou partie d’une Loi, soit de donner "force de Loi" aux propositions qu’ils auront - eux-mêmes - élaborées..
LE RIP ou RIC est une réforme tout à fait PARTICULIERE car SI ILS en DISPOSAIENT les CITOYENS pourraient faire donner " force de loi" à TOUTES les autres réformes soutenues par le PEUPLE.. 82% des Français sont POUR selon un sondage SOFRES des 12 13 mars 2003 pour " Lire la politique"
Le RIC était promis par TOUS les partis en 1993 et il est encore EXPRESSEMENT inscrit dans la profession de foi du second tour 2002 DE J.CHIRAC.. :-(
Je me rejouis donc que le Collectif du 29 MAI ait mis le RIP dans ses " exigences" démocratiques.
+ Des EXEMPLES de RIC mais pas ailleurs.. !
Par RIC :
+ En Suisse :
En 1996, avec 67% de oui, abrogation d’une loi sur la flexibilité du travail jugée inéquitable pour les salariés. Le Gouvernement a du revoir sa copie.
En 2002 le peuple a refusé la privatisation de l’électricité ! Le Matin titrait : « Les Suisses ne font pas confiance à la libre concurrence dans le marché de l’électricité. ».
En 2005 le 27 novembre une initiative d’écolos, d’agriculteurs, etc a obtenu avec 56% de oui un moratoire de 5 ans sur l’utilisation des OGM en agriculture.
+En Italie :
En1987 , 5 textes abrogés le même jour dont avec 85,1% de OUI celui qui donnait à une commission parlementaires le pouvoir discrétionnaire d’autoriser ou pas les poursuites contre les ministres.( Chez nous en 93 à la place du RIP promis, M.M Balladur/Sarkozy ont instauré la Cour de justice de la République malgré 80% de Français contre (Sondage SOFRES Le monde du 19.11.92 )
En 1993 , 8 lois ont été soumises à abrogation le même jour : les 8 ont été abrogées, 6 avec plus de 80% de oui.
En 1995, 12 textes soumis le même jour et 5 d’abrogés. Il y en a bien sûr eu d’autres depuis.
CE QUI M’ETONNE BEAUCOUP Je n’ai entendu UNE SEULE des personnalités qui animent régulièrement ce collectif du 29 MAI demander au Gouvernement l’instauration du RIP INSCRIT dans le programme de J.CHIRAC depuis 13 ANS ! Ni demander au PS ou au PCF qui l’a expressement dans son rapport du 33 ème congrès de mars 2006 , de mettre une proposition de Loi a l’ORDRE DU JOUR de l’assemblée en faveur du RIC.
LES NOMBREUX DIRIGEANTS d’ATTAC membres du collectif du 29 MAI n’ont pas fait - depuis 2 ANS ! la moindre action en faveur du RIC alors que l’ L’AG d’ATTAC de decembre 2004 avait voté une motion " agir pour le RIC" avec 90% de oui.
COMMENT LE RIP a été adopté par le collectif ?
Cela me semble curieux.. Yvan Bachaud