
"Le président Bush va annoncer qu’il accueillera un sommet de dirigeants internationaux dans un futur proche afin d’étudier une réaction globale à la crise financière, des idées visant à empêcher une telle crise de se reproduire, d’une façon qui préserve notre système d’économie de marché" Les commentateurs économiques les plus autorisés démontrent que le « plan Paulson » est la solution la plus risquée pour le contribuable américain mais aussi la plus confortable pour les institutions financières responsables du désastre. Ces dernières garderont leurs banques, leurs dividendes, leurs postes et probablement leurs bonus. Wall Street calcule déjà les énormes commissions que lui rapporteront les opérations de gestion menées pour le compte du Trésor américain.
On est à des années-lumière de la punition imposée au début des années 90 par les Suédois (un gouvernement libéral pourtant) à leur système bancaire en faillite : la prise de contrôle directe des institutions, l’expropriation des actionnaires (qui incita ceux qui voulaient échapper à ce sort à trouver eux-mêmes les moyens de survivre), ce qui permit au Trésor suédois de limiter ses pertes en remettant plus tard sur le marché des banques assainies.
18.10.2008